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 {haizelux} falling to pieces

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purple haze was in my brain

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MessageSujet: {haizelux} falling to pieces   Ven 29 Juin - 19:21

falling to pieces. ↮ ft Haize

The strongest drug that exists for a human is another human being. ” She was chaos and beauty intertwined. A tornado of roses from divine. ”

La clochette de la petite pâtisserie vint résonner dans ses oreilles, le claquement de ses talons ne se fit qu’à peine entendre. Elle aimait marcher en silence, arriver sans prévenir, comme si le moindre de ses pas était encore recouvert et soutenu par ses chaussures de danseuse classique. La nostalgie frappait de plein fouets de ses souvenirs agréables. Elle grimaça quelques peu. Puis, petit à petit, elle se fit une place parmi la clientèle très connue, les bruits environnants étaient agréables, personne ne parlait fort, il lui semblait que chaque habitant présent était un ange ayant tombé accidentellement sur Terre, prenant leurs aises en partageant leur douceur, attendant le moment-où leur serait rendues leurs ailes. Ils semblaient si légers et volatiles, elle entendait le rire de ses quelques clients, voyait de ses yeux les petites mains des enfants s’agiter pour saisir une glace ou bien deux. Lux eût un sourire, se rapprochant et tendant la main, saluant vivement celle qui l’accueillait chaque après-midi depuis presque trois ans déjà. Elle venait chaque jour, à peu près à la même heure, prenant généralement un café brulant en hiver et un froid en été. Parfois elle variait un peu, se prenait un thé, une autre saveur mais c’était généralement la même routine, installée, paisible.

— Merci beaucoup, pour la pâtisserie aussi.

Cela faisait bien jour pour jour depuis sa séparation avec sa belle qu’elle venait, ce café lui rappelait un peu sa nostalgie. Au début, ce n’était que parce qu’elle s’était égarée, parce qu’elle se sentait triste et avait besoin de se changer les idées. Puis peu à peu c’était devenu un rituel, un réconfort. Lux prit son café, puis le petit sachet que la pâtissière lui tendit, elle lui rendit son sourire, paya, recula tout doucement. En tournant la tête, ses yeux se plissèrent, son monde trembla, en quelques secondes quelque chose dans sa poitrine se glaça. Elle reconnaîtrait cette silhouette entre mille et le clair de sa peau lui rappelait la neige des pays immaculés par le froid. Le spectre revenait la hanter. Elle était là. Tout près. Presque palpable. C’était l’affolement de ses sens.

tic. tac.
Il battait et son monde se rompait.
tic. tac.
Et le temps s’était arrêté.

Sa paume posée contre la vitre et ce café brulant entre les doigts de l’autre main. Un soupire, elle se rapprocha, petit à petit, puis presque soudainement. Son front se colla contre la vitre, transparente, éblouissante tant elle était impeccable. Éblouissante comme elle, toujours. Transparente comme leur ancienne relation, presque. Impeccable, l’italienne ne l’était plus trop. Non. Du tout. Presque imperceptiblement, ses lèvres vinrent effleurer la vitre, ses yeux s’ouvrant en grand, la regardant passer, calme, magnifique. Son monde sembla bancal comme jamais, rempli d’incertitude, d’incrédulité, de peur, de doutes, de culpabilité. Elle l’avait abandonnée. Délaissée avec la promesse de l’oublier. Elle lui avait fait le serment de ne plus y penser, de l’effacer de ses pensées, de ne plus y toucher à ses souvenirs, à leur relation, à Elle. Dans une lettre, dans des mots qui tremblants à cause de ses doigts parvenaient à peine à mentir. Ses lèvres se pincèrent alors qu’elle restait béate, idiote devant cette vitre, le liquide sombre dans son gobelet lui brûlant la main. Elle avait cru l’oublier, un peu, juste un peu. Mais alors, pourquoi tout revenait ? Pourquoi tout lui explosait au visage comme une bombe alors qu’elle repassait ?

Elle. Haize.
Premier amour de jeunesse.
Le seul. L’unique sans doute. C’était pour cela qu’il blessait autant ?

Sa poitrine se gonfla, comme un ballon prêt à éclater, prenant cet air qui lui manquait, celui qui lui faisait défaut depuis tant d’années déjà, qu’elle ne se souvenait plus d’avoir pu respirer convenablement seule un jour. L’espace d’un moment une claque lui heurta le visage, lui ramenant tous ses souvenirs, tous ses projets, tous ses rêves avec elle. C’était comme se noyer à nouveau, plonger la tête la première dans un bassin et se battre de toutes ses forces pour en sortir. Oh elle voulait de l’air, elle voulait retrouver la surface, la berge mais le monde s’obstinait à être la main qui la maintenait la tête dans le bassin, rajouté à ses forces, sa culpabilité, ses remords. Son sang était glacé. Et pourtant...

Pourtant elle la regardait encore.
Comme au premier jour. Le premier moment. La première poignée de main.

Ses ongles glissèrent doucement contre la vitre, elle ferma ses yeux, petit à petit, baissant la tête face à ce propre fardeau qu’elle-même s’était mis sur ses épaules. Depuis tout ce temps, il lui avait semblé que Mahlia avait été son plus grand regret, sa plus grande erreur, peut-être bien son amour le plus pur, celui qu’une mère porte à son enfant. Et tout s’effondrait n’est-ce pas Lux ? Tu n’en es plus sûre. Non. En cet instant, son plus grand regret était bien celui de lui avoir tourné le dos, trois ans en arrière et d’avoir pu lui faire verser quelques larmes, ces mêmes qu’elle n’avait pas pu essuyer, trop lâche pour la revoir. Mais elle battait encore des ailes, autour d’elle, la revoyant encore, se perdant encore bien que Haize ne puisse s’en rendre compte. Tant mieux. Tout était bien ainsi.

Reste ainsi, Haize.
Ne tournes pas la tête.
Ne la regardes pas.

Laisses la juste voler autour toi, battre des ailes, se les brûler.
Tu as toujours été trop chaleureuse pour elle.
Toujours été ce qu’elle ne méritait pas.

Lux esquissa un sourire, parcelle à mi chemin entre la joie et la tristesse, le doux et l’amer, l’agréable et le douloureux. Elle était contente de la revoir, ne serait-ce qu’un instant pendant tout ce temps. Trois ans que sa belle avait disparu, elle avait cru avoir blessé une partie intégrante d’elle et c’était stupide, ironique car c’était exactement pour ça qu’elle ne l’avait laissé à la base. Pour la préserver. Toutefois, il fallait croire qu’elle était bonne pour cela; tout échouer. Tout doucement, elle passa une main sur son visage, réfléchissant, son monde tournant beaucoup trop vite et beaucoup trop fort. Dans sa poitrine tout se mélangeait, tout s’entremêlait, ravageant ses idées, ses pensées, la rendant encore plus instable qu’elle ne l’était. Non, il ne fallait pas qu’elle la voit.

Une main masculine entoura l’avant-bras de sa belle, devant ses yeux, à quelques mètres seulement de l’endroit où elle était. De là où elle se trouvait, elle ne pu que contempler l’expression agacée de l’homme, presque en colère, il lui courrait après, plantant ses doigts sur la peau claire du bras d’Haize. Avait-elle refait sa vie depuis ? Une des nombreuses questions qui lui venaient, avec cette envie dévorante de le chasser, d’un simple coup de genou, elle n’aimait pas sa poigne, trop agressive. Envahissante. Il n’avait pas à la toucher, il n’avait pas à la meurtrir davantage. Avant même qu’elle ne s’en rende compte son spectre se déplaçait déjà hors du magasin, sans prévenir, mue par l’envie de chasser cet homme qui n’avait rien à faire là. Au diable la discrétion. Elle devait la protéger, encore, un peu. Juste une dernière fois. Peut-être bien.

— Hey, dégages de là. Ne la touches pas !

D’un simple coup de griffe elle chassa sa main, le poussant de ses forces, l’éloignant de sa protégée. Veines au sang bouillant, elle ne marchait que sous l’instinct de la colère et de l’impulsion, prête à se battre contre lui, peu importait sa taille. Elle lui brûlerait le visage avec son café s’il le fallait. « Elle t’a dis de ne pas la toucher, hors de ma vue. » Ton ferme, sans appel alors que son regard lui lançait des éclairs et des lames trempées dans son venin. Lisait-elle sur les lèvres pour balancer une telle chose ? Ce n’était qu’un détail en fin de compte.

Le mouvement causé par son entrée attira l’attention d’autres passants et clients aux alentours, ils n’étaient plus aussi discrets, plus aussi efficaces. Elle lu dans ses yeux un semblant d’agacement, il semblait hésiter à partir, comme un lâche, comme elle l’avait été.  Armoire à glace hésitante, elle aurait pu lâcher un rire, si seulement cette situation ne la mettait pas autant sur ses nerfs. Elle le détestait.

— On se reverra, Haize.
— Je ne crois pas. Dégages.

Ses ongles vinrent griffer le carton de son verre, elle se retint de toutes ses forces de ne pas éclater, de ne pas l’insulter, lui en coller une. Oh elle n’aimait pas sa voix, elle la rendait agressive. Elle n’aimait pas savoir qu’il reviendrait, butiner autour d’elle. Son humeur était exécrable. Lux leva les yeux, glissant une main et attrapant de ses mèches pour la placer derrière son oreille. Elle semblait à mi chemin entre la colère et la nervosité, cocktail explosif, dangereux tant il pouvait la faire dérailler et dire des choses qu’elle ne désirait pas prononcer.

— Je rêve... Brun sombre rencontrant à nouveau le clair des siens, elle la questionna du regard. Tout son monde devenait bancal en quelques secondes. — Je ne sais pas pourquoi il trainait autour de toi. Tu dois faire attention. Tu vas bien ? Oui, ce semblait être la meilleure chose à dire... sur le moment.


I was a wolf. And she ; My moon.



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MessageSujet: Re: {haizelux} falling to pieces   Hier à 3:57

falling to pieces. ↮ ft Lux

The strongest drug that exists for a human is another human being. ” She was chaos and beauty intertwined. A tornado of roses from divine. ”

Un sourire se dessina faiblement sur les lèvres d’Haize, avec la difficulté qui pesait sur ses frêles épaules, incapable de se défaire de sa fragilité grandissante. De temps à autre, il lui semblait que le monde se retournait contre elle, comme pour la punir de crimes commis dans une vie antérieure. Sa boutique était vide malgré le panneau tourné vers le côté vert, indiquant qu’elle était ouverte, depuis qu’elle l’avait reprise. Des semaines que cela durait ; elle ne devait son maigre salaire qu’à des amis de longues dates de son père et quelques réguliers de ce dernier. Mais cela devenait de plus en plus insupportable à gérer, car il n’y avait pas que cela pour venir pourrir son quotidien.
Son regard trouble se posa sur le rideau qui séparait la boutique de l’arrière-boutique, d’amères souvenirs se plaisant à la tourmenter en silence. Bien différent des cas auxquels elle avait eu droit depuis qu’elle avait remis les pieds à Mill Valey. C’était le type de rencontre qui la faisait regretter sa décision ; peut-être aurait-elle dû vendre la boutique, comme son frère lui avait suggéré. Haize serait restée, en paix avec elle-même, loin des souvenirs de cette ville et ses secrets qui souhaitaient l’étouffer. Et elle étouffait. Elle éprouvait l’envie de s’enfuir loin d’ici, loin de tout, libérée de ses fardeaux. C’était la pensée, traversant son esprit d’un éclair sur les battements affolés de son cœur, d’avoir le besoin viscéral d’un changement d’air qu’elle décida de fermer sa boutique pour ce jour. Cela ne changerait rien, songea-t-elle avec amertume.

Sa promenade du jour n’avait pas été prémédité, ayant à l’inverse prévu originellement de rester derrière son comptoir à polir l’un de ses instruments, et ses pieds le ressentaient à présent. Elle s’arrêta au milieu de la rue, dans un coin afin d’éviter de gêner qui que ce soit, et s’appuya d’une main sur un poteau alors qu’elle vérifiait de l’autre l’état de ses chaussures. Ou plutôt de ses talons. Elle grimaça légèrement en constatant que le bout de l’un d’eux s’était cassé. Peu étonnant que sa démarche avait perdu en grâce. Elle remonta son sac sur son épaule avant qu’il ne s’échoue sur le sol et chercha ensuite du regard s’il n’y avait pas un café dans les alentours dans lequel elle pourrait se poser et reposer ses pauvres pieds qui n’appréciaient pas de marcher autant sur d’aussi fines tiges de fer. Hélas, avant qu’elle ne puisse en atteindre un, Haize se fit retenir par une main étrangère sur son avant-bras. Le geste manqua de la faire chuter. Agacée plus qu’intriguée, elle se tourna vers l’homme qui, de toute évidence, ne s’y connaissait pas en politesse. Seulement, à la simple vue de son visage, le sien blêmit à vue d’œil.

Haize, tu n’pensais tout d’même pas t’en sortir comme ça, hein ?

De nouveau, elle eut envie de s’enfuir au plus vite, au plus loin. À peine bougea-t-elle ses pieds qu’ils lui rappelèrent qu’ils ne désiraient pas coopérer. Exactement comme cet homme. Il s’agissait de l’un des anciens réguliers de son père, pour le petit business qu’il gardait caché derrière le rideau jaunâtre de la boutique. Haize avait déjà eu affaire à lui à deux reprises, essayant tant bien que de mal d’être diplomate malgré les circonstances et lui rentrer dans le crâne l’information : la lutherie n’était rien de plus que ça, à présent. Malheureusement, l’homme refusait de l’entendre de cette oreille et vociférait mille et une insultes à son égard, promettant de revenir et qu’il obtiendrait ce pour quoi il était venu. Même si la petite brune ne faiblissait pas face à lui, elle devait bien avouer qu’elle commençait à décourager.
Elle tira sur son bras, tentant de se dégager de sa poigne mais rien y faisait. Il refusait de l’écouter ou de la lâcher. Puis, lorsqu’Haize s’apprêtait à le gifler pour bien faire passer le message, quelqu’un d’autre se chargea de le chasser à sa place. Ses yeux s’ouvrèrent en grands lorsqu’elle reconnut la voix de sa sauveuse. Sa silhouette. Son parfum. Tout. Elle n’était plus qu’une simple figurante dans la scène qui se jouait devant elle, une jouxte verbale qui se termina hâtivement par le retrait de son agresseur, mais peu lui importait. Non, plus rien n’avait d’importance désormais – car elle était là, devant elle, à la défendre, la protéger, quand bien même ce n’était plus son droit.

Sa vision se troubla l’espace d’une seconde et sa main retrouva appui sur le poteau près d’elle, tandis qu’elle entendit plus qu’elle n’écoutait ce qu’elle lui disait. Fidèle à elle-même, plus féroce qu’un tigre, plus vive que le guépard, tout aussi douce qu’un chaton. Tout aussi vicieuse, quelque part. Haize sentit les larmes lui monter aux yeux et elle s’efforça de les ravaler. Il n’était pas question d’éclater en sanglot au beau milieu de la rue, devant tout le monde. Devant elle. Mais le monde s’acharnait, mettant sur sa route les deux éléments qu’elle désirait le moins voir. Deux éléments qu’elle pouvait réunir sous une seule bannière : son passé. Elle avait été si effrayé à l’idée de la croiser et il avait fallu que ce soit ce jour-là. Lorsqu’elle avait l’impression que le sol sous elle se dérobait. Qu’elle voulait fuir, si loin, tellement loin de cet endroit. Tellement loin d’elle qui avait toujours son cœur entre les mains, même si elle ne s’en doutait probablement pas.

…Lux, murmura-t-elle, incapable de parler sans que sa voix ne la trahisse par des tremblements incontrôlables.

Oui, Lux. Celle qui avait été son phare pendant bien longtemps, puis qui s’était subitement éteint, la laissant dans l’obscurité d’un seul coup, sans la prévenir. Rien de plus qu’un mot, abandonné derrière elle. Maintenant qu’elle se tenait devant elle, Haize ne savait pas comment réagir. Elle avait redouté cet instant. Elle avait été terrifié à l’idée que Lux puisse passer à côté d’elle sans lui accorder un regard. La réalité se trouva bien plus horrifiante. Belle et fière, qu’elle était, à avoir terminé leur histoire sur une note, oublié ce qu’elles avaient partagé, ignorant la souffrance causée. Lux agissait avec elle comme si rien n’était jamais arrivé. Comme si leur histoire n’était rien de plus que cela ; une histoire, rangée dans un tiroir, aussitôt lue aussitôt oubliée. Jetée.

Haize tourna la tête, s’arrachant à cette vision qui lui déchirait le cœur, et replaça une mèche derrière son oreille. Elle maudissait intérieurement le chignon qu’elle s’était faite, ne pouvant utiliser ses cheveux comme cachette pour son visage blême. Peut-être pouvait-elle simplement tourner les talons et l’ignorer – comme elle avait tant craint que cela lui arrive. Mais ses jambes ne lui obéissaient pas. Résignée, elle inspira un bon coup avant de lui répondre :

Je vais bien, seulement un peu froissée. Et je ne parle pas de ma jupe.

Jupe qu’elle s’empressa de plisser de sa main libre. Tout pour esquiver les prunelles noisettes de son ex. Un mot qu’elle haïssait plus que tout, pour ce qu’il représentait et signifiait pour elles.

Merci pour ton intervention, je ne sais pas quand est-ce qu’il m’aurait lâché, autrement…

Haize tenta un sourire, plus faible qu’elle aurait aimé, plus fragile qu’un château de carte qui, d’un simple mot de sa part, pouvait s’effondrer à tout instant.

I wished, foolishly.
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