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 poisoned thoughts (cami)

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la vengeance dans la peau

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MessageSujet: poisoned thoughts (cami)   Mar 3 Juil - 9:08

tu t’bats avec toi-même, forçant tes paupières à rester ouvertes. c’pas l’temps d’dormir, surtout pas au travail, mais y a plus d’quarante-huit heures qu’t’as pas fermé l’œil, effrayé à l’idée d’te réveiller, encore une fois, tout en sueur. putain d’cauch’mars qui t’pourrissent la vie! y a encore l’vacarme de c’te foutu coup d’feu qui t’résonne d’es tympans, impossible d’l’oublier. t’y songes tout l’temps, constamment, c’t’ancré dans ta mémoire, ta cervelle qu’est sélective sur c’qu’elle veut bien ret’nir, la connasse. et y a l’patron qu’entre en trombe dans la boutique pour v’nir déposer une boîte pleine d’vinyles sur l’comptoir, t’extirpant ainsi d’tes pensées. tu t’redresses pour y j’ter un coup d’œil, impossible d’dissimuler les étincelles qui dansent dans l’fond d’tes iris et qui détonnent avec les cernes funèbres qui t’maquillent le d’ssous des yeux. l’vieux, y s’met à rire en voyant ton expression enfantin et t’tapote fermement l’épaule, faisant courber ta pauvre carcasse vers l’avant alors qu’tu tentes d’garder ton équilibre pour pas t’affaler sur l’comptoir à ton tour, à côté du matos.
j’savais qu’ça t’ferait plaisir, l’jeune.
j’peux?
tu lui d’mandes tout en pivotant l’menton vers lui. l’même qu’a toujours fermer sa gueule, qu’a pas porter d’jugement lorsque c’t’histoire sordide a éclaté au grand jour. il s’est contenté d’être compatissant et d’t’offrir l’appart’ en haut du magasin en soustrayant l’prix du loyer d’ta paie. compromis qu’tu pouvais pas r’fuser. p’t’être qu’il a fait ça par pitié, aussi. va savoir! quoi qu’il en soit, il a été plus présent en cinq ans qu’tes propres parents en vingt-deux ans d’existence. et, lui, t’es persuadé qui t’collera pas l’canon d’un arme contre la tempe. il acquiesce en hochant la tête d’bas en haut, l’sourire aux lèvres alors qu’ton r’gard glisse jusqu’au butin. p’tit trésor qu’tu manipules avec précaution, comme s’il s’agissait d’une pierre précieuse alors qu’c’est rien d’autre qu’un tas d’vinyles poussiéreux.  y a la cloche qui r’tentit, signalant la présence d’un intru alors qu’tu contemples toujours l’contenu d’la boîte, impossible d’dégrafer tes prunelles des disques. c’est l’patron qui t’ramène douc’ment à l’ordre.
tu t’en occupes, s’te plait, seven?
t’daignes enfin l’ver les yeux vers la silhouette qui s’dandine entre les allées d’vinyles, tes ch’veux qui t’tombent dans l’visage, obstruant ta vision. à l’aide d’une d’tes mains, tu plaques tes mèches rebelles contre ton crâne tout en soul’vant l’menton vers l’responsable qu’a fait sonner la clochette. et tu t’figes lorsque t’la r’connais, l’cœur qui loupe un batt’ment, lippes qui s’détachent lent’ment, incapable d’décoller ton cul de c’te tabouret. c’est elle. west. cami west, la fille du connard qu’a détruit ta famille. y a tes doigts qui s’crispent contre l’33 tours d’johnny hallyday. l’lyrics entier d’ta mère est putain qui défile dans ta boîte crânienne à une vitesse fulgurante. tu t’imagines sauter par d’ssus l’comptoir qui t’sépare d’elle et te j’ter sur c’te dernière rien qu’pour lui casser l’cou.
seven… seven?
t’sursautes et quittes la blonde du r’gard pour v’nir poser c’dernier contre l’patron qui semble un brin agacé. il a beau être agréable l’trois quart du temps, y a quand même des fois où il s’impatiente, ses traits qui s’raidissent pour laisser transparaître une certaine sévérité. tu déglutis alors qu’tu rends la liberté à c’te pauvre johnny, les paumes d’tes mains qui s’appuient contre l’comptoir pour t’aider à soul’ver ta carcasse.
euh… ouais. ouais, j’m’en occupe.
t’souffles, quittant pas ta cible des yeux alors qu’t’abandonnes enfin l’tabouret. tu t’élances vers elle, l’palpitant qui cogne dans ta cage thoracique, t’prends une profonde inspiration, t’rapp’lant qu’t’attends c’moment d’puis des lustres, d’puis bien trop longtemps, d’jà. et, là, elle est là, à peine que’ques mètres d’vant toi, piégé dans la toile qu’t’as habilement tissé, prêt à lui injecter c’poison mortel pour que, douc’ment, il coule dans ses veines et qu’elle souffre autant qu’t’as souffert. tu t’stoppes lorsqu’t’arrives à sa hauteur, t’faufilant dans son champs d’vision pour pas l’effrayer. non parce qu’avec tes cernes d’un kilomètre d’long, ton teint livide et tes lippes asséchées par une déshydratation flagrante, tu r’ssembles à rien. t’ouvres la bouche uniquement lorsqu’tu captes son attention, frottant vigoureusement ta nuque alors qu’t’affiches une mine désolée d’l’avoir dérangé.
salut…
cami, t’la connais pas. enfin, pas intimement et pas autant qu’tu l’voudrais. tout c’que t’sais, c’est qu’elle est la fille unique d’west et qu’elle aime la musique. tu l’avais toujours perçu comme une simple cliente jusqu’à maint’nant, étant habitué d’l’apercevoir rôder dans les parages. si, à l’époque, elle t’laissait pas indifférent, aujourd’hui, t’la découvres sous un angle complètement différent. c’est néanmoins avec un sourire timide et une voix mélodieuse qu’tu l’accueilles, n’ayant jamais discuté plus d’dix s’condes d’affilés avec elle. trop intimidé par son charisme et son rang social, t’es toujours resté distant, évitant même son r’gard aussitôt qu’elle foutait les pieds dans l’magasin. mais, ça, c’tait avant. avant qu’elle parte étudier, avant qu’son père couche avec ta mère, avant qu’tu presses c’te putain d’détente. avant qu’ta vie s’écroule, tout d’un coup. t’ignores même si elle au courant d’ta situation, si elle a entendu les échos à ton sujet, comme quoi y a l’padre qu'a tué ta mère, mais t’lui montres rien, aucune faiblesse, aucune faille, rien qu’des mimiques hypocrites qu’tu t’croyais incapable d’emprunter.
t’cherches un truc en particulier?
tu lui d’mandes, la tête légèrement penchée sur l’côté alors qu’le bout d’tes doigts glissent douc’ment contre une pile d’vinyles.

@cami west

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MessageSujet: Re: poisoned thoughts (cami)   Mer 4 Juil - 19:35


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jour deux. un peu plus détendue. quoi qu'c'est pas tellement ça. l'retour à la maison t'file un sacré coup sur l'crâne. d'autant qu'tes parents sont rentrés dans la nuit. assiégée dès le p'tit déjeuner, ensevelie sous une montagne d'questions. et la route, c'était comment ? t'as fait ton planning d'entraînement pour c't'été ? faudrait qu'on s'fasse une journée shopping entre fille. tu comptes aller retrouver tes amis aujourd'hui ? t'as bien dormi ma chérie ? t'as vu, on a rien touché dans ta chambre, on a même demandé à c'que tout soit en ordre pour ton retour. t'as pas faim, qu'est-ce qui t'arrive ? et bla bla bla. bon sang mais qu'ils la ferment. ils affichent une mine radieuse, tu voudrais qu'ils s'étouffent avec leurs biscottes au blé complet. t'as avalé ton verre d'jus d'orange, en silence. t'as enfoncé tes écouteurs dans tes oreilles et t'as été courir. comme tous les matins. retrouver les rues d'mill valley, celles qu'tu connais par cœur. tu reprends tes marques à chaque foulée, t'fais l'vide dans ta caboche. ça bourdonne dans tes tympans, comme si t'avais toutes les informations qui s'bousculaient, s'entassaient et s’étouffaient. l'envie d'hurler, d'lâcher tout c'trop plein d'émotions contradictoires qu't'emmagasines. on t'prendrait pour une folle, alors tu l'fais pas. tu t'venges sur ta course, quitte à c'que t'ais les jambes en feu, c'pas grave. t'prendras une douche quand tu rentreras chez toi et ça ira mieux après. tu verseras p'tre même quelques larmes pendant qu'l'eau coulera sur ton visage.

tu pouvais pas rester chez toi. fallait qu'tu bouges, qu'tu prennes l'air. t'savais qu't'avais les vieux qu'étaient jamais bien loin quand t'étais à los angeles. mais c'était pas omniprésent. genre là, t'peux pas faire un pas sans qu'y en ai un qui pose son regard sur toi. c'est oppressant. ou alors c'juste que t'es pas encore acclimatée à ton retour. ça finira par passer, c'qu'un question d'temps. t'as pas encore revu toute la bande. en fait, y a qu'aksel qu't'as retrouvé. c'était pas prévu non plus faut dire. va falloir qu'tu fasses vite avant qu'y en ait qui s'pose des questions et qui crient au scandale qu'tu les aurais pas prévenu d'ton retour. ça va déjà être assez compliqué comme ça avec toute cette histoire d'révélations, faudrait pas qu't'en rajoutes sous prétexte qu't'es pas à l'aise. ces connards d'pigeons ont déjà balancé lukas et darrel. t'pas à l'abri, tu balises plus qu'jamais. c'p'tre aussi pour ça qu't'es rentrée à reculons. ouais, c'est l'bordel, on a compris. tu t'es éclipsée juste après l'déjeuner. sans dire un mot. simple coup d'vent, ombre qui quitte l'foyer sans qu'on s'en aperçoive. t'as eu darrel, tu l'retrouveras plus tard. faut qu'tu t'occupes en attendant. et y a qu'un seul endroit dans lequel tu veux t'réfugier. jolie poupée amoureuse d'la musique, qui hante les allées du disquaire quand l'cœur dérive. tes pas t'y guident avec un naturel déconcertant. princesse tête blonde qui pousse la porte d'la boutique, cloche qui annonce ta présence. un large sourire offert au gérant, qu'tu connais d'puis toujours ou presque. il a l'habitude d'voir ta trogne s'ramener aussi souvent qu'possible. à force, tu dois p'tre connaître tous les bacs sur l'bout des doigts. p'tre même mieux qu'le patron lui-même. trop longtemps qu't'es pas venue pourtant alors faut qu'tu retrouves tes marques, prévoyant d't'y réfugier souvent lors d'tes vacances. tu n'prêtes pas attention à c'qui s'passe derrière l'comptoir, l'esprit déjà happé par ta recherche beaucoup trop brouillon. il s'passe un moment avant qu'tu relèves la tête et qu'tes prunelles s'posent sur seven. l'gamin effacé, qu'est là d'puis trop longtemps mais qui reste dans sa bulle sans visiblement avoir envie qu'quelqu'un s'y fasse une place. salut … tes lippes s'pincent avant qu'un sourire n's'y installe. salut ... répétition. maladresse sans doute. c'difficile d'échanger avec quelqu'un qu'on croise souvent mais avec qui y a jamais eu d'possibilité d'contact. c'bizarre aussi, comme si tu l'connaissais d'puis toujours. mais finalement, t'sais rien d'lui. rien que c'que t'as pu entendre. mais l'truc, c'est qu'on dit beaucoup d'chose sans qu'ce soit jamais vraiment issu d'la vérité. partisane d'croire que c'que tu vois, t'apportes jamais d'jugement, préférant t'faire une idée par toi-même. et puis, souvent, tu t'casses la gueule, t'rendant compte qu'les rumeurs n'en n'étaient pas vraiment. et puis, d'autres fois, t'avais raison d'creuser un peu plus parce qu'y a des choses qu'les gens disent juste pour alimenter une conversation monotone. histoire d'dire quelque chose, d'faire réagir les interlocuteurs. c'pour ça qu'tu fais comme si tu n'savais pas. t'as c'besoin d'voir, d'comprendre. l'ouïe n'suffit pas. rarement. jamais. t’cherches un truc en particulier ? c'est là qu'ça s'corse. rien d'bien violent, certes. mais pour toi, c'tout un monde qui s'écroule. j'étais parti sur des pépites d'vieux rock des seventies à la base mais ... t'prends une grande inspiration. finalement j'en sais trop rien. qu'tu soupires, haussement d'épaules. t'as l'air morose, t'as l'air à la ramasse, t'as l'air ailleurs. y c't'étincelle qui brille dans tes prunelles qui s'éteint, l'esprit perdu dans l'brouillard. t'as p'tre des trucs à m'conseiller ? n'importe quoi f'ra l'affaire j'imagine ... qu'tu clôtures. l'envie qu'on t'sorte de ta détresse intérieure. c'con, c'était p'tre pas avec lui qu'il fallait qu'tu mises sur un changement d'air. c'vrai, après tout, il n'te connait pas. ou alors p'tre que c'est justement pour ça qu'il pourrait être l'parfait candidat.

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MessageSujet: Re: poisoned thoughts (cami)   Ven 6 Juil - 16:11

t’es pas tellement l’genre d’type qui va imposer sa présence. être sous l’feu des projecteurs, c’pas ton truc. na, toi, tu t’effaces, t’laisses les autres prendre la place, gamin rêveur qu’embrasse plus souvent la lune qu’les filles. t’as horreur lorsqu’les r’gards s’tournent vers toi, t’sentir observé, détaillé, qu’on r’marque les cernes qui maquillent tes yeux, qu’on bug sur tes ch’veux ébouriffés. t’as pas la gueule du beau gosse classique qui fait fondre les cœurs, t’as plutôt la tête du môme paumé qui fait fuir les d’moiselles, malgré l’charisme avec lequel qu’t’es né et dont tu t’sers pas. ou presque pas. trophé qui dort au fond du tiroir, y a qu’là, maint’nant qu’t’oses enfin l’montrer, à c’te blonde qui t’fait face. mais t’as pas l’assurance qui faut lorsqu’elle plante ses iris sur ta carcasse, t’as même l’impression qu’tes jambes vont t’lâcher et ça s’corse quand elle détache ses lèvres pour t’adresser la parole.
salut ...
un mot, rien qu’un et ça suffit à t’foutre à l’envers. l’myocarde qui s’met douc’ment à prendre d’la vitesse. cami, c’est l’genre d’nana qu’en temps normal t’aurais jamais osé lui parler. enfin, pas volontairement, d’ton plein gré. les gens huppés, les gosses d’riche, ça t’a toujours un peu intimidé, vas savoir! t’as toujours été à l’aise financièrement, quand y avait les vieux, mais tu t’es jamais considéré comme les gens de c’te classe. t’as pas tellement l’physique d’l’emploi, t’manière, t’vas pas t’mentir. et puis, y a c’t’espèce de bug dans ton cerveau qui t’empêche d’te sentir bien peu importe où tu t’trouves. y a qu’avec la musique où t’arrives à trouver une certaine harmonie, comme si les lyrics étaient, en quelque sorte, tes pensées qu’tu parviens pas à formuler correctement. les psychologues prétendent qu’ce sentiment d’appartenance qu’t’as clairement pas, provient des cauch’mars, d’ton insomnie, des micro-sommeils qu’tu fais régulièrement, à défaut d’être capable d’fermer l’œil. comme si t’arrivais plus à différencier c’qu’est réel d’l’imaginaire. si ça s’trouve, tu t’tapes la conversation avec un balai sans l’savoir. y a pourtant une symphonie d’phonèmes qu’t’arrives à articuler et c’pas trop dégueulasse comme question. c’est l’genre d’truc qu’un employé pourrait d’mander à une cliente lambda.
j'étais parti sur des pépites d'vieux rock des seventies à la base mais ... finalement j'en sais trop rien.
y a tes joues qui s’creusent lorsqu’elle termine sa phrase, étrangement heureux qu’elle aime l’rock des années 70. c’est dérangeant, presque, mais t’fais mine d’réfléchir que’ques s’condes, comme si t’connaissais pas tellement ça, manière d’lui montrer qu’t’es pas tant intéressé. mais, c’plus fort qu’toi, y a ta langue qui t’brûle, la réponse qui t’démange. faut pas t’parler d’musique, jamais. tu t’emballes trop vite et… rien qu’trop, en fait. t’as ça dans l’sang, t’connais tout, par cœur. t’as joué d’plus d’instruments qu’t’as baisé dans toute ta vie. t’ouvres la bouche pour lui balancer un tas d’propositions, mais tu t’arrêtes dans ton élan et tu t’perds dans la profondeur d’ses yeux. t’as un peu l’même r’gard qu’elle, c’est p’t’être pour ça qu’t’as vite r’marqué, y a un truc qui cloche chez elle… ou avec elle… ou, peu importe.
t'as p'tre des trucs à m'conseiller ? n'importe quoi f'ra l'affaire j'imagine ...
sa voix qui t’ramène sur terre, qui t’sors d’tes pensées alors qu’tu t’contentes d’hocher la tête, simplement. lippe qu’tu mordilles pour r’trouver l’entrain qu’t’avais y a trente s’condes, pour t’réveiller si tu t’es pas endormi en ch’min. ça pince, ça fait mal, c’bon signe. t’lui signales d’te suivre d’un bref mouv’ment d’la tête et tu t’arrêtes d’vant une pile d’vinyles qu’a pas encore été classé. faute de temps, manque d’volonté, t’sais pas trop.
j’vais t’dire un secret… les pépites, elles sont toutes dans les piles. faut fouiller, mais, quand t’as l’temps, ça vaut la peine.
qu’tu murmures, feintant un coup d’œil au patron, comme si tu v’nais d’lui donner la recette secrète du pâté d’crabe du crabe croustillant. p’t’être pour détendre l’atmosphère ou p’t’être pour t’détendre toi-même, finalement.
du coup, côté 70, y a moondance d’van morrisson. une tuerie, j’te jure. j’sais pas trop si t’aimes un peu l’folk, rock, mais l’patron a déniché ça récemment, crosby stills nash and young, rien qu’pour la chanson woodstock, y en vaut la peine. sinon, si t’es vraiment plus dans les classiques, on a let it be des beatles, live at leeds de the who et l’incontournable fun house de the stooges. oh, j’oubliais… par là-bas on a tous les albums d’black sabbath, the rolling stones, john lennon, led zeppelin, david bowie
tu t’arrêtes d’un coup, réalisant qu’tu parles beaucoup, p’t’être même un peu trop. c’est assez rare qu’ça t’arrives, d’t’emballer autant et pour un rien. tu déglutis en t’frottant la nuque et tu baisses les yeux au sol, scrutant attentivement tes baskets.
euh… ‘scuse moi…
qu’tu souffles après que’ques s’condes, tes joues qui s’empourprent lorsqu’tu lèves le r’gard vers l’patron qui t’assènes d’un sourire complice. c’pas c’qu’il croit, putain… t’essaies pas d’faire ton intéressant ou quoi qu’ce soit d’ce genre… c’sorti tout seul, c’tout.

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MessageSujet: Re: poisoned thoughts (cami)   Dim 8 Juil - 23:51


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fébrilité d'un début d'conversation. c'banal pourtant, y a rien d'bien extravagant là-dedans. l'cerveau happé par tes soucis, t'en fais déjà tout un plat. t'en oublies même pourquoi t'étais venue. t'avais une idée en tête à la base et puis, plus rien. idée envolée, disparue. elle t'a abandonné comme tes espoirs. toi qui pourtant brille de mille feux, tu t'retrouves toute froissée depuis qu't'es rentrée. génial, ça n'fait qu'vingt-quatre heures. t'sais pas dans quel état on va t'retrouvé en septembre, quand il faudra qu'tu retournes à ta vie d'étudiante. p'tre bien qu't'auras même pas à y retourner, qu'ils t'auront foutus dehors avant la fin d'l'été. optimisme aux abonnés absents, l'pessimisme qui prend la place et s'installe comme si c'était chez lui. c'pas toi ça, pourtant. à croire qu'tes actes, tes doutes et tes craintes sont décuplées quand t'es dans l'coin. p'tre bien qu'tu devrais t'barrer pendant qu'il en est encore temps. avant qu'tu n'sombres définitivement. parce qu'à trop vouloir faire semblant, à trop vouloir être forte, t'vas finir par craquer. et c'jour-là, t'sais pas vraiment s'tu pourras t'relever. ta recherche énoncée. en vrac. comme toi. tu t'résignes à lui demander conseil parce que, clairement, t'même pas en état d'réfléchir. toi qui, pourtant, pensais retrouver l'étincelle en parcourant les bacs d'vinyles. docile, tu l'suis quand il t'y invite silencieusement. tu t'déplaces avec grâce et légèreté, toi la princesse du praticable au porté d'tête solide. j’vais t’dire un secret … les pépites, elles sont toutes dans les piles. faut fouiller, mais, quand t’as l’temps, ça vaut la peine. t'penches la tête sur l'côté, sourire en coin d'sa confidence. c'noté. qu'tu murmures, sur l'même ton qu'le sien. espèce d'intimité précoce, p'tre un peu d'jeu d'rôle, ou alors, p'tre que c'est une sorte d'complicité naissante. t'en sais rien, tu n't'attardes pas là-dessus. du coup, côté 70, y a moondance d’van morrisson. une tuerie, j’te jure. j’sais pas trop si t’aimes un peu l’folk, rock, mais l’patron a déniché ça récemment, crosby stills nash and young, rien qu’pour la chanson woodstock, y en vaut la peine. sinon, si t’es vraiment plus dans les classiques, on a let it be des beatles, live at leeds de the who et l’incontournable fun house de the stooges. tu l'écoutes sans l'interrompre. t'fourres les mains dans les poches et y a ton sourire qui n'a d'cesse de s'étirer. même qu't'en viens à t'mordre la lippe inférieur sans pour autant t'en rendre compte. oh, j’oubliais … par là-bas on a tous les albums d’black sabbath, the rolling stones, john lennon, led zeppelin, david bowie … il s'arrête net et toi, princesse, t'as la mine radieuse. comme s'il avait réussi à chasser tes démons à coups d'mots. yeux rieurs, t'remarques sa gêne soudaine. c'con, c'était bien. euh … ‘scuse moi … t'arques un sourcil. ah ouais mais non, pas d'excuses. j'ne veux pas. qu'tu balances sans crier gare. c'chouette, t'aurais pas dû t'arrêter. t'hausses les épaules, ouais, parce que, clairement, son p'tit speech, il t'a bien plu qu't'aurais pu l'écouter encore pendant d'longues minutes. tu devrais m'sortir ceux qu'tu préfères ... j'ai envie d'découvrir des choses aujourd'hui. voilà, c'est dit. t'sais même pas c'que t'as vraiment voulu dire, quel sens était l'bon. toujours est-il qu'tu sembles avoir retrouvé un peu d'lumière. comme quoi, faut vraiment pas grand chose. c'trop simple avec toi, faudrait p'tre qu'tu songes à t'endurcir. c'pourtant pas faute d'avoir essayé. mais non.

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MessageSujet: Re: poisoned thoughts (cami)   Sam 14 Juil - 16:23

t’as pas l’habitude d’t’imposer aux clients, excepté quand l’patron t’l’ordonne. t’pas à l’aise d’rentrer dans la bulle des gens et d’les déranger, ça t’a toujours fait chier quand les commis t’font l’coup alors t’oses pas faire subir l’même sort aux autres. surtout qu’cami, elle semble concentré… ou carrément distraite, t’sais pas, t’as un peu d’mal à jauger son expression, mais quand l’vieux te d’mande t’en occuper, t’obéis. c’est par une question toute simple qu’t’enchaînes après les salutations, à savoir si elle cherche un truc en particulier. c’pas l’approche la plus originale, mais tu t’dis qu’c’est moins agressant d’entrer dans l’vif du sujet qu’déblatérer un tas d’conneries qu’elle retiendra p’t’être même pas lorsqu’elle arrivera chez elle et, pour le coup, t’es vachement surpris par sa réponse. elle aime le rock. des années soixante-dix. y a c’te barrière d’indifférence qu’tu tentes d’maintenir entre elle et toi, lui indiquant silencieusement d’te suivre pour lui avouer, malicieux, qu’toutes les pépites sont flanqués dans les piles, qu’elle doit fouiller si elle veut dégoter un truc pas trop dégueulasse. elle prolonge ta vanne – légèrement médiocre – en penchant sa tête sur l’côté pour jouer l’jeu, elle aussi.
c'noté.
murmure qui t’arrache un sourire timide. si tes joues t’menaçaient pas d’s’empourprer, p’t’être bien qu’tu lui aurais octroyé un clin d’œil complice, mais tu t’retiens, préférant ouvrir la bouche pour l’assommer d’un dégueulis verbal qu’t’arrives pas à contrôler. trop passionné… trop rêveur aussi, p’t’être. faut dire qu’c’est un sujet qui t’emballe tout particulièrement et, surtout, t’as pas dormi d’puis un bon moment, d’jà, y a qu’la caféine qui fait son effet en t’maintient éveillé. tu t’arrêtes d’un coup lorsqu’tu t’rends compte qu’t’as même pas repris ta respiration entre deux mots et qu’tu dois l’avoir étourdie plus qu’autre chose avec ton monologue. le regard qui s’abaisse vers l’plancher alors qu’tu marmonnes d’piètre excuse pour t’faire pardonner l’ouragan d’syllabes qu’t’as déclenché.
ah ouais mais non, pas d'excuses. j'ne veux pas. c'chouette, t'aurais pas dû t'arrêter.
l’menton qui s’relève pour planter tes iris sur sa silhouette alors qu’elle hausse les épaules. commentaire qui t’désarçonne un brin, comme si, toi, seven blackburn, t’pourrais intéressé cami west rien qu’par d’simples paroles… après, t’la connais pas, la meuf, c’juste une idée préconçue qu’tu t’es fait à force d’la voir débarquer ici et en prenant en considération l’patronyme qui l’habille. tu t’secoues la tête pour reprendre tes esprits, ça t’ferais chier d’apprendre qu’tu t’es trompé au sujet d’la blonde surtout que, maintenant, t’peux plus reculer. t’es d’jà enlisé dans c’t’idée d’venger ta famille, hors d’question qu’tu t’dégonfles avant d’avoir obtenu c’que tu désires.
tu devrais m'sortir ceux qu'tu préfères ... j'ai envie d'découvrir des choses aujourd'hui.
sa voix qui t’extirpe d’tes pensées, qui t’fait bifurquer l’regard dans l’sien, prunelles qui t’hypnotisent queq’ s’condes avant qu’tu t’diriges vers l’comptoir, là où y a la boîte qu’le patron vient tout juste d’ramener.
ok alors t’moque pas, qu’tu commences, les lèvres qui s’pincent. mais j’ai presque chialé quand j’ai vu c’t’album.
hamlet d’jonnhy hallyday. rien qu’pour c’te chanson qui t’rappelle c’que ta famille est devenu, en quelque sorte. queq’ notes qui diffèrent, mais l’essence reste la même.
tu t’débrouilles bien en français? attend, j’te fais écouter.
tes doigts qu’agrippent l’album alors qu’t’extirpes l’vinyle d’sa pochette. t’contournes l’comptoir pour l’déposer minutieusement sur l’tourne-disque, bras qu’tu soulèves pour laisser la tête d’lecture faire l’boulot. l’33 tours qui grinche avant d’cracher la mélodie dans tout l’magasin. bras qu’tu croises contre ton torse, les doigts qu’effleurent tes lippes alors qu’t’analyses la réaction d’cami. t’sais pas trop si elle va aimer… si c’son genre, mais p’t’être qu’a rien qu’toi qu’ce titre accroche. c’pas tout l’monde qu’ça interpelle, surtout qu’la langue française est assez complexe à comprendre tous les sens. la chanson s’termine, léger silence qui s’immisce avant qu’tu reprennes la parole, les paumes d’tes mains qui prennent appuie sur l’comptoir derrière toi.
ça t’a plu?
tu l’interroges, les yeux qui brillent d’mille feux… les tiens, en tout cas. la musique a l’don d’te faire c’t’effet, comme un baume qui s’applique machinalement sur ton myocarde dans les moments les plus difficiles. p’t’être qu’cami, elle a d’autre truc qui l’aide à chasser ses démons, c’pas tout l’monde qu’a l’besoin de s’perdre dans des symphonies poétiques et qu’a une clef d’sol d’tatoué sur l’cœur.

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MessageSujet: Re: poisoned thoughts (cami)   Hier à 1:49


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tu t'perds entre les guns et led zep' quand l'gamin t'sort de tes pensées moroses. enfin l'gamin, il doit être plus âgé qu'toi si ça s'trouve. t'en sais rien, t'en fous un peu aujourd'hui. t'as besoin d'penser à autre chose, d't'évader. et clairement, t'questionner sur l'âge qu'il doit avoir, c'est clairement pas dans tes priorités. banalités d'usage prononcées, ça rentre dans l'vif du sujet rapidement. c'pas plus mal en un sens, ça t'permet d'attirer ton attention. poupée éteinte, envolée ta luminosité habituelle. comme une besoin d'retrouver cet éclat au fond d'tes prunelles noisettes. alors tu l'suis sans discuter, tu partages même un moment d'complicité presque insignifiant. palabres échangées à voix basse, comme s'il y avait un secret à cacher. tu joues l'jeu, poupée solaire qui voudrait r'trouver sa lumière. et puis, tu l'écoutes parler. t'perds pas une seule miette de c'qu'il raconte. et tu n'l'interromps par non plus. jeune homme visiblement passionné, y a tes lippes qui s'étirent, laissant place à un sourire, lèvre inférieure mordillée par tes dents. jusqu'à c'qu'il se rende compte qu'il monopolise tout l'silence. gêné, l'môme s'excuse. nope, pas d'ça avec toi, hors d'question. t'lui dis qu'il n'a qu'à t'sortir les vinyles qu'il préfère. princesse indécise qu'a p'tre bien plus b'soin d'aide qu'autre chose. toi qu'a temps souvent voulu qu'on t'lâche les baskets, aujourd'hui, t'voudrais presque qu'on t'tienne par la main pour une fois. ton regard qui suit l'corps de l'homme jusqu'au comptoir, caisse fraîchement déposée par l'patron qui, d'son œil espiègle, vous observe tout en prétendant l'contraire. ok alors t’moque pas mais j’ai presque chialé quand j’ai vu c’t’album. tu jettes un coup d’œil à son trésor. poupée dubitative, ça n'aurait probablement été ton premier choix, c'clair. m'enfin, p'tre que ça vaut l'coup après tout, t'en sais rien. tu t’débrouilles bien en français ? attends, j’te fais écouter. même pas l'temps de répondre quoi qu'ce soit qu'déjà il a fait l'tour du compte et qu'y a l'tourne-disque qui s'met en marche. l'regard rieur, presque moqueur, t'observes ses gestes précis, minutieux. comme s'il voulait te faire découvrir une véritable pépite, comme si c'était quelque chose qui comptait énormément pour lui. p'tre un bout d'son histoire ou simplement une chanson qui revient d'façon récurrente, fil rouge au milieu d'son existence. la musique s'élève dans l'magasin et tu prends appuis contre un bac. paupières closes, tu t'laisses envahir par la mélodie. la barrière de la langue n'est pas un problème pour toi. d'origine française, ta mère a tenu à ce que tu maîtrises cette langue sur le bout des doigts. t'es p'tre blonde mais t'es loin d'être écervelée. t'fronces les sourcils pourtant, par moment, comme si tu butais sur un mot ou deux. et puis, le silence règne à nouveau dans l'échoppe. ça t’a plu ? il t'sort de ta rêverie, poupée paumée dans ses idées lointaines. c'était ... intéressant. qu'tu annonces, lentement. mouvement de tête en signe d'approbation. c'est pas c'qui m'aurait attiré comme ça, en survolant les pochettes mais j'dois avouer qu'y a bien quelque chose ouais. l'regard qui s'met à pétiller d'intérêt, comme si t'avais trouvé une nouvelle distraction. oh et, j'suis à demi française alors j'ai tout compris. qu'tu réponds fièrement tout en chuchotant, comme si t'voulais garder cette information secrète. parce que ouais, c'pas tant une fierté qu'ça quand on y r'garde de plus près. c'comme si t'avais récupérer quelque chose d'tes parents, comme si tu t'rapprochais d'ta mère par l'biais d'l'apprentissage d'une langue étrangère. et clairement, ça, ça t'fait chier. j'pense que j'pourrais m'découvrir une passion pour johnny maintenant ... et ce s'ra grâce à toi. qu'tu conclus, sourire qui reprend ses droits sur ton visage. bon, une passion, t'y vas certainement un peu fort m'enfin tu pourras toujours t'renseigner sur l'bonhomme à l'occasion.

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† it's like rain on your wedding day, it's a free ride when you've already paid. it's the good advice that you just didn't take, who would've thought, it figures. well, life has a funny way of sneaking up on you and life has a funny way of helping you out. helping you out.
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poisoned thoughts (cami)
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