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 — cure to loneliness (w/reagan)

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♛ la philosophe éphémère

pseudo : perséides, mary.
in town since : 13/03/2018
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MessageSujet: — cure to loneliness (w/reagan)   Mer 4 Juil - 3:01

Et le calme retombe, le silence s’installe. Juste après que tu aies posé tes clés sur la table de cuisine. Et tu tends l’oreille toi. Comme si tu t’attendais à une quelconque réponse. Comme si tu attendais à te faire accueillir par quelqu’un… Mais il n’y a rien qui vient. Simplement le silence. Beaucoup trop lourd, qui provoque ce pincement au cœur. Immobile, que tu restes quelques instants. Avant de te risquer à faire quelque pas vers l’avant. Mais ça te fait mal au cœur de réaliser que c’est vide, effroyablement vide même. Tu te dis que c’est probablement faute de ne pas être habituée à tout cela. Faute que depuis les derniers mois, tu ne l’as presque jamais été, seule. Besoin de ce constant bruit ambiant pour ne pas te perdre dans tes pensées. Pourtant, c’est ce que tu fais quelques instants, probablement trop longtemps. Le cœur gros, le cœur qui s’emballe. Les larmes qui ne tardent pas très longtemps à retrouver leur chemin le long de tes joues. Car tu n’arrives tout simplement pas à détacher ton attention du souvenir de son visage, celui que tu ne reverras plus, jamais. Tu ne sais pas trop combien de temps t’es restée là, à fixer le vider. À continuer à te souvenir, continuer à te faire du mal comme tu le faisais. La douleur de cette perte, toujours fraiche. Le deuil que tu aurais pourtant dû déjà avoir fait.
Pourtant, tu finis par cesser de pleurer. Tu finis par chasser ces larmes qui t’ont rougi les yeux. Tu finis par prendre une grande inspiration, par te dire que tu ne peux pas continuer comme ça. La clé de ton appartement que tu reprends, la porte que tu franchis de nouveau, cette fois pour partir. Puis tu te glisses dans ta voiture. Tu y restes quelques instants, le temps de remettre tes idées un peu en place, le temps de retrouver un peu de contenance. Puis, tu reprends finalement la route. Destination bien précise que tu as en tête. Fort besoin de ne plus te retrouver seule, une soirée de plus. Comme si ça allait vraiment changer quelque chose. Puis tu finis par te garer devant chez elle. Le miroir que tu cherches, comme si tu cherchais à t’assurer qu’il n’y avait aucune trace de cet instant de faiblesse, alors que tu t’étais perdue dans tes souvenirs. Mais non, ça va, ça passe. Alors tu éteins le moteur, tu prends lentement la direction du loft où habite ta sœur. Pas trop d’hésitation, alors que tu frappes contre la porte. Quelque secondes avant que tu n’aperçoives son regard, pas trop longtemps avant qu’un sourire se dessine sur tes lèvres. Parce que tu as l’impression que ça fait une éternité que tu n’as pas vu ta sœur. Bien que ça ne fasse peut-être que quelques jours en réalité. « Hey… » Que tu commences, cette fois un peu plus hésitante. Parce que tu ne réalises qu’à l’instant que peut-être que ta sœur était occupée avant que tu n’arrives. Ou peut-être avait-elle quelque chose de prévu ce soir-là. « Désolée d’arriver comme ça, à l’improviste, j’espère que je ne dérange pas. » Et là il faut bien dire que tu t’attends au fameux, tu ne déranges jamais. Parce que oui, tu sais bien que quand tu as un problème, tu n’as même pas à hésiter pour passer. Seulement voilà, tu n’en as pas vraiment de problème, non ? « C’est la première fois que je me retrouvais seule à mon appartement depuis les derniers mois, j’avoue que ça me faisait très étrange… » Alors t’as décidé de passer. T’as décidé de t’occuper l’esprit comme tu le pouvais. Pour t’éviter de trop penser. Parce que tu ne sais que trop bien qu’il t’est un peu trop facile de te perdre dans tes pensées en ce moment. Après tout, tu l’as expérimenté, il n’y a même pas trente minutes de cela.

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MessageSujet: Re: — cure to loneliness (w/reagan)   Mer 4 Juil - 22:05


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tu coules sous l'travail. volontairement. tu t'infliges une tonne de boulot pour n'pas penser qu't'as tout foutu en l'air. tu n'peux pas nier l'bien que t'a fait cette petite sauterie improviser. tu n'peux pas nier qu'les sentiments longtemps enfouis ne sont à présent que plus vifs. tu n'peux pas nier l'fait qu'tu ressens encore ses caresses sur chaque parcelle de ta peau. l'ivresse d'sensations perdues depuis longtemps, qu'tu n'as jamais su ou pu retrouvé. peu importe l'nombre d'hommes que tu as pu glisser entre tes draps. parce qu'y a qu'lui, y aura toujours que lui. c'pourtant toi qu'es partie, toi qu'as claqué la porte d'cet appartement qu'vous partagiez ensemble. c'toi qu'a décidé la première qu'c'était assez, qu'y avait d'autres choses à faire, à vivre. si, au départ, tu pensais qu'c'était la meilleure chose à faire, les regrets et autres remords t'ont bien vite rattrapée. c'pas pour rien qu't'es retournée en irlande. t'avais besoin d'air, c't'une chose. mais fallait qu'tu t'éloignes l'plus possible pour pouvoir te remettre d'aplomb. princesse bercée par la weed dont l'odeur a imprégné la tapisserie d'ton loft. t'as touché à autre chose. d'plus fort. d'plus violent. d'plus conséquent. l'attrait du danger, d'l'adrénaline circulant dans tes veines pourries par les produits chimiques. fallait qu'tu t'sortes d'cette boucle infernale. t'pas du genre à demander d'l'aide mais quand harley t'as retrouvé au bord d'l'inconscience, t'as pas eu d'autre choix. retour aux sources dans ta ville natale. bénéfique comme jamais. tu t'es relevée ouais. t'as fait ton p'tit bonhomme de chemin. et voilà qu'pour une histoire d'mariage à la con, y a tout qui recommence. faut juste pas qu'tu t'ruines toi-même. déjà qu't'es en train d'foutre en l'air l'mariage princier d'c'te pauvre gamine sans trop d'jugeote. aveuglée par les sentiments qu'elle éprouve pour lui, la fiancée n'voit même pas les œillades qu'vous échangez. tu n'devrais pas. vraiment pas. tu devrais t'terrer dans ton professionnalisme sans faille. tu devrais être capable de l'faire. mais t'y arrives pas. princesse piégée dans l'tourment d'sentiments qui s'ravivent. petit à petit. t'y laisseras des plumes et l'prince s'tirera avec sa promise. c'toujours comme ça qu'ça fonctionne. t'es toujours pas capable d'croire qu'il pourrait t'choisir. toi. l'ancienne maîtresse d'ses folles nuits estudiantines. l'autre soir n'était qu'une envie d'se remémorer l'passé, p'tre bien même pour être certain de son engagement envers celle qui dépense une fortune pour s'payer le jour parfait, celui dont elle doit rêver depuis qu'elle est gamine. ce serait cruel d'la part de l'homme et pourtant, ça n'te surprendrait pas tant qu'ça. c'dans les gênes, la condition d'humain qui nous prédispose à prendre les mauvaises décisions pour s'assurer que l'on fini par faire les bons choix. perdue à mi chemin entre tes pensées et tes recherches pour un mariage annexe à organiser, l'regard qui s'noie dans ton verre d'vin rouge. quelques coups que l'on donne à ta porte d'entrée pour t'sortir de là. t'abandonnes l'verre à pied sur la table basse et t'en vas tourner l'verrou. hey … sourire mutin sur tes lippes. olivia. la p'tite soeur pour qui les derniers temps n'ont pas été de tout repos. et dire qu'toi, t'es en train d'te plaindre en silence d'la situation dans laquelle tu t'trouves et t'enlises. tu ferais bien d'laisser tout ça au placard ou même d'brûler tes songes dans leur écrin d'bois. désolée d’arriver comme ça, à l’improviste, j’espère que je ne dérange pas. tu penches légèrement la tête sur l'côté, faible soupir qui glisse entre tes lèvres à peine entrouvertes. arrête un peu, tu m'déranges jamais voyons. la phrase typique, celle qu'tu sors à tour de bras. parce que, t'façon, même si elle dérangeait, t'aurais dit l'contraire. toujours disponible pour ta fratrie, un peu plus quand il s'agit d'olivia. parce qu'la cadette, elle débarque rarement sans raison ou même sans avoir prévenu. t'as l'impression d'lire toute la fatigue qu'elle peut ressentir dans les traits d'son visage autrefois pourtant si rayonnant. sa lumière s'est éteinte en même temps qu'becca s'est envolée. et rien qu'd'y penser, y a c'pincement autour d'ton palpitant usé. c’est la première fois que je me retrouvais seule à mon appartement depuis les derniers mois, j’avoue que ça me faisait très étrange … y a d'quoi. tu n'peux pas partager sa douleur, tu n'peux probablement pas la comprendre d'ailleurs. tout c'que tu es en mesure de faire, c'est d'tenter d'la soulager. viens là ma puce ... et t'attends même pas sa permission, ni même son acceptation. t'attrapes sa main et l'attires contre toi. étreinte protectrice d'la grande-sœur à la p'tite. t'en profites d'ailleurs pour pousser la porte du loft d'la main une fois qu'la gamine est entrée. égoïstement, tu n'veux pas la lâcher trop vite. parce que tu veux la réconforter mais t'en as besoin, toi aussi. c'cruel d'profiter d'la détresse d'sa frangine pour panser ses propres plaies. après quelques longues secondes pourtant, tu finis par te détacher lentement. t'enfouis tes soucis mineurs tout au fond d'toi et endosse la cape d'modèle qu't'as toujours été pour elle. restes là ce soir liv ... demain, j't'accompagnerai et j'resterai avec toi s'tu veux. aussi longtemps qu't'en auras besoin. parce que tu ferais tout et n'importe quoi pour elle. pour ta famille. tes doigts qui frôlent sa joue, tendresse qu'tu t'es toujours permise et qu'tu n'abandonnerais sous aucun prétexte. j'te prépare un truc chaud ? qu'tu proposes en lui indiquant silencieusement d'faire comme chez elle. t'façon, chez toi, c'chez tout l'monde finalement. ouais, tu la couves un peu trop et, on n'va pas s'mentir, ça n'date pas d'hier. tu t'rends même pas compte q'tu pourrais plus étouffer qu'lui rendre service. c'pitoyable.

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MessageSujet: Re: — cure to loneliness (w/reagan)   Jeu 5 Juil - 19:09

Constant besoin de t’occuper l’esprit, de ne pas te laisser penser, en long et en large, pour la simple et bonne raison qu’il t’es un peu trop facile de te perdre. La douleur encore trop récente pour que tu parviennes à la chasser complètement, le seul moyen que tu as trouvé pour l’atténuer, c’est de t’occuper l’esprit. Pourtant, c’est toujours là. Ce manque, cette impression d’avoir perdu une part de toi. Cette impression d’ailleurs, qui te terrasse depuis déjà quelques mois. Depuis qu’elle n’est plus là. Pourtant, tu la chasses rapidement, cette pensée, alors que tu sens ta gorge se nouer de nouveau. Ton attention qui se reporte vers ta sœur. Mince sourire sur tes lippes, faute de pouvoir faire mieux à l’heure actuelle. Mais ça reviendra, tu le sais. Tôt ou tard. Il ne reste plus qu’à espérer que ce soit plus tôt que tard. « Viens là ma puce... » Tu n’as pas le temps de dire quoi que ce soit, qu’elle t’attire déjà vers elle, refermant son étreinte sur toi. De toute manière, tu te laisses faire, parce que clairement, ça te fait du bien à toi, d’être là, dans ses bras. Ce sentiment de solitude qui s’estompe peu à peu. L’étreinte qui dure d’ailleurs quelques instants. À laquelle tu ne cherches pourtant pas à mettre fin. Mais tu la laisses faire, alors qu’elle se détache. Et tu prends une grande inspiration. Sentant cette vague d’émotions sur le point de te faire craquer de nouveau. Mais tu ne veux pas pleurer toi. Pas encore une fois. « Restes là ce soir Liv... demain, j't'accompagnerai et j'resterai avec toi s'tu veux. Aussi longtemps qu't'en auras besoin. » Ce mince sourire qui retrouve son chemin jusqu’à tes lèvres. Et tu ne dis rien. Sentant que ta voix trahirait probablement ce flot de sentiments qui te bouleverse. Te contentant simplement d’un merci silencieux, alors que ses doigts quittent ta joue et que tu prennes la direction de son loft. La porte qui se referme derrière toi, ton regard qui se pose un peu partout autour de toi. Comme si tu cherchais à voir si quelque chose avait changé depuis la dernière fois que tu étais venue. Mais non, tout était bien là, à sa place. « J’te prépare un truc chaud ? » Ton regard qui se pose de nouveau sur la silhouette de ta sœur, après que tu n’aies retiré tes chaussures et que tu n’aies fait quelques pas vers l’avant. « Oui, je… j’veux bien… » Ta voix, qui semble bien moins enjouée qu’elle ne l’est habituellement. L’hésitation même, qu’on peut sentir dans ce simple murmure. Pourtant, tu sais bien que tu dois te ressaisir toi. Parce que clairement, tu veux aller mieux. Alors, tu la suis jusqu’à la cuisine. Tu prends place sur ce tabouret, placé juste devant le comptoir. Tes mains qui se croisent devant toi, tes lèvres qui se pincent, alors que ta sœur te fait dos. Puis tu prends à nouveau une grande inspiration. Parce que tu dois te ressaisir, maintenant. « Enfin j’imagine que ça ira probablement mieux dès demain… c’est juste que d’un seul coup, me retrouver complètement seule… j’pense que j’étais pas tout à fait prête encore à ce changement radical. » Cette fois, ta voix qui s’affirme un peu plus, bien que ce ne soit tout de même pas le ton que tu emploies habituellement. Mais peut-être que ça, c’est aussi dû à la fatigue. Fatigue qui s’accumule, parce que clairement, tu as un peu de mal à dormir le soir. Malgré tout, tu ne veux pas que ta sœur s’alarme. Bien sûr, tu es dans une mauvaise passe en ce moment, mais tu n’as pas pour autant perdue ton optimisme. Non tu sais que tu vas aller mieux toi. Ce n’est qu’une question de temps. Tu ne veux donc même pas envisager le contraire. « J’pense que c’est parce que j’étais habituée à sa présence, à ne jamais être seule… » Oui, et même avant que tu ne l’héberges chez toi, tu étais que très rarement seule. Becca, qui passait presqu’à tous les soirs te tenir compagnie. Et quand ce n’était pas elle, c’était l’une de tes sœurs, ou ton frère. Habituée d’être bien entourée, alors oui, peut-être bien qu’il y avait un peu du fait que la solitude te faisait peur. D’autant plus dans ce genre de moment. « Et disons que… c’est difficile à gérer. » Que tu lui avoues enfin. Ne cherchant tout de même pas à créer l’illusion que tu vas bien. Parce que ce n’est pas le cas à l’heure actuelle. Mais clairement ça, elle doit le savoir Rea. Puis, elle dépose finalement cette tasse de thé devant toi. La fumée qui s’en échappe, l’odeur qui te réchauffe un peu le cœur. « Merci. » Pour le thé oui, mais aussi pour être là pour toi. Parce que clairement, ça aussi, ça te fait du bien.

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MessageSujet: Re: — cure to loneliness (w/reagan)   Dim 8 Juil - 21:00


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petite sœur en pleine détresse. elle a beau t'sourire, tu vois bien l'ombre passer devant ses iris. ça t'pince le cœur d'être aussi impuissante. parce que tu n'pourras pas remplacer celle qu'est portée disparue. t'essaies d'combler l'vide mais même s't'es douée dans c'domaine, ta frangine, elle a touché l'fond. tu n'peux pas la blâmer, tu n'peux pas l'engueuler, tu n'peux pas lui mettre un grand coup d'pied au cul pour qu'elle s'relève enfin. t'en serais pas capable. chacun fait son deuil à sa manière. elle a besoin d'temps la gamine et toi, tout c'que tu peux faire, c'est d'lui en laisser tout en restant accessible. tu l'attires dans tes bras. étreinte salvatrice. pour toi en tous cas. c'moche de profiter d'la faiblesse d'ta sœur pour tenter d'sauver ton cœur brouillon. culpabilité qui t'saisit et tu t'recules lentement. canapé qu'tu lui céderas volontiers pour la nuit, t'annonces même un programme sur mesure quoi qu'modifiable à souhait. l'plus important là-dedans, c'est qu'elle sache qu'tu n'seras jamais bien loin. et puis, tant qu'elle en ressentira le besoin, t'serais capable de t'plier en quatre pour qu'elle retrouve ce sourire qui illuminait son doux visage autrefois. parce qu'c'est elle, l'rayon d'soleil de la famille. c'est elle qui fait profiter d'sa lumière tout l'monde. et, à l'heure actuelle, l'univers paraît si sombre. ça t'filerait presque le bourdon, l'cafard ou n'importe quel autre nom d'insecte d'ailleurs. moral dans les chaussettes qu'tu ne dévoiles pourtant pas. l'sourire qui s'veut rassurant qu'étire tes lippes. tu lui proposes d'lui préparer une boisson chaude avant d'lui indiquer, d'un bref coup d'menton, l'canapé. oui, je … j’veux bien … gamine approximative, pensées sans doute éparpillées. tu t'mords l'intérieur de la joue et prends la direction d'la cuisine. ouais, décidément, la cadette est loin d'être sortie d'ses tourments. eau qu'tu fais chauffer, tasses qu'tu vas chercher dans tes placards. enfin j’imagine que ça ira probablement mieux dès demain … c’est juste que d’un seul coup, me retrouver complètement seule … j’pense que j’étais pas tout à fait prête encore à ce changement radical. elle s'est installée sur l'un des tabourets placés devant l'comptoir. on est jamais vraiment prêt pour c'genre de changement 'liv ... t'as l'temps, rien n'presse. qu'tu souffles. ton d'voix qui s'veut plein d'légèreté tout en s'voulant réconfortant. les jours défilent mais la douleur reste, comme si elle ne voulait pas s'estomper, comme si elle était là seulement pour rappeler les décisions qu'on a pas prises, les choix qu'on a pas fait. à des échelles bien différentes, pour des raisons qui n'ont rien à voir, tu t'souviens encore d'la brûlure au creux d'ta cage thoracique quand t'as mis les voiles, une dizaine d'années plus tôt. ça n'avait rien à voir et pourtant, vos réactions sont similaires. quoi qu'toi, t'as coulé franchement profond. s'tu peux éviter à la gamine d'faire de même, ce s'ra pas plus mal. j’pense que c’est parce que j’étais habituée à sa présence, à ne jamais être seule … pour sûr qu'ça vient de là. tu penses même qu'il doit y avoir autre chose mais tu t'gardes bien de le dire. parce qu'olivia, elle était amoureuse. y avait pas qu'la présence d'la poupée, y avait tout l'reste autour et avec. c'était aussi simple que compliqué. et l'manque, il vient d'là. parce que oui, elle lui manque. et ce doit être ça qu'est l'plus douloureux, outrepassant même cette piqûre insupportable qu'est la perte. le manque consume jusqu'à la moelle, elle déchire et lacère chaque petit bout d'âme. torture qu'il faut apprendre à surmonter. c't'ainsi ta conception d'la vie, aussi abrupte soit-elle. et disons que … c’est difficile à gérer. t'en doutes pas une seule seconde. l'eau est chaude, sachets de thé balancés dans les tasses, liquide transparent versé par dessus. j'me doute oui. bon sang mais t'peux faire mieux que ça. on dirait qu'tu t'ramollis avec l'âge. ouais, genre, comme si ça pouvait t'arriver à toi. n'importe quoi ouais. tu déposes les tasses fumantes sur l'comptoir. merci. elle n'a pas besoin de te remercier, tu fais ça d'bon coeur. m'enfin p'tre bien qu'elle a besoin de t'le dire. t'sais qu'on a tous assez d'place chez nous pour toi, hein ? ouais, parce qu'il n'y a pas que toi qui puisse l'héberger. tu n'doutes pas une seule seconde de la disponibilité de ta famille. j'sais qu'tu tiens à ton autonomie et tout mais ... tu cherches tes mots. pouvoir être précise sans la brusquer, la braquer. t'as p'tre besoin d'encore un peu d'temps, tu n'crois pas ? perdre à la roulette d'l'amour, c'compliqué. peu importe la façon dont la partie se termine. chacun avance à son rythme et, malgré toute la bonne volonté du monde, on s'en remet jamais aussi rapidement qu'on l'voudrait. tu parles en connaissance de cause toi, on l'sait bien.

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MessageSujet: Re: — cure to loneliness (w/reagan)   Mer 11 Juil - 2:17

Voilà que c’est dit, voilà que tu as laissé débouler tout ce que tu avais sur le cœur. Et il faut bien le dire, ça t’as fait du bien à toi. Ce que tu ressens, que tu gardes pour toi la plupart du temps, parce que t’as toujours peur de déranger en parlant de tes problèmes. Parce qu’au fond, tu sais bien toi que même si on te demande comment tu vas, qu’on te dit de parler sans te retenir, c’est rare qu’on le pense réellement. Pourtant, tu sais bien que c’est différent avec elle. Parce que ta sœur, elle tient réellement à toi. Et elle tient à ce que tu sois heureuse. Alors oui, t’as ce sentiment que ça ne lui dérange pas de t’écouter parler de ce que tu ressens, de tes états d’âme. Ou alors, elle le cache bien. Puis tu finis par la remercier. Simple mot que tu murmures, sentant peu à peu ta gorge se nouer de nouveaux. Explications que tu as de toute manière terminé, le fond du problème qui est exposé. Alors tu ne comprends qu’une gorgée du liquide. Douleur vive qui se fait sentir alors que tes lèvres touchent le contenu de la tasse. Alors tu la reposes sur le comptoir, ça ira à plus tard, dans une minutes ou deux. « T'sais qu'on a tous assez d'place chez nous pour toi, hein ? » Tes yeux qui sont rivés sur cette tasse qui trône devant toi, alors que ses paroles parviennent jusqu’à toi. Son regard que tu viens retrouver, un bref instant, abordant ce mince sourire. Le seul que tu sois capable d’offrir pour l’instant, visiblement. Parce que oui, tu sais bien qu’ils seraient tous prêts à t’héberger pendant quelque temps, si tu le demandais. Pourtant, tu ne voulais même pas envisager cette option. L’impression que ça ne ferait que te tirer vers le bas de dépendre de ta famille. Alors qu’en fait, c’est probablement tout le contraire. Tu refuses simplement de le voir. Peut-être d’accepter que tu ne pourras pas t’en sortir toute seule. « J'sais qu'tu tiens à ton autonomie et tout mais... » Cette réflexion connexe avec ce que tu étais entrain de penser. Parce qu’elle te connait bien Reagan, trop bien même. Parce que c’est probablement ce que tu allais lui dire, que tu avais besoin de faire ça toute seule. Que tu avais besoin d’aller mieux par tes propres moyens. Alors qu’au final, ils étaient probablement la clé à ton rétablissement. Il te suffisait simplement d’accepter leur aide. « T'as p'tre besoin d'encore un peu d'temps, tu n'crois pas ? » Qu’elle ajoute. Une grande inspiration que tu prends à cet instant. Parce que clairement, l’air de se faufile pas aussi bien qu’habituellement dans tes poumons. L’impression de suffoquer qui te prend, alors que ce n’est que le coup de l’émotion. Parce qu’ils refont surface, probablement malgré toi. La larme qui coule le long de ta joue. Et tu le réalises que trop tard, seulement quand tu sens ta joue s’humidifier. Larme qui tu chasses rapidement, du revers de la main. Parce que tu ne veux plus de ça ce soir. Comme si tu avais un réel contrôle de tes émotions… « Oui j’sais bien… » Que tu commences, à voix basse. Ton regard qui se perd de nouveau sur ta tasse que tu viens agripper de nouveau. Seulement pour sentir sa chaleur, l’utilisant pour panser ton cœur. Le regard de ta sœur que tu évites, le plus possible à cet instant, parce que oui, t’as bel et bien l’impression que tu éclaterais en sanglot. Et il ne faut pas. Pas encore une fois. « Et peut-être que oui j’ai besoin d’encore un peu d’temps… » Tu lui donnes raison, peut-être parce que tu n’as pas vraiment la force de lui prouver le contraire. Ou peut-être parce que justement, elle a raison, Reagan. Oui, elle a probablement raison. « Mais c’est frustrant, tellement frustrant. Parce que j’veux aller mieux, vraiment, mais j’sais pas, j’y arrive juste pas. » Et là tu t’emportes, tu te lèves d’un coup, tu fais quelques pas. Comme si tu ne supportais plus d’être assise là, impuissante. Parce que oui, c’est clairement comment que tu te sens : impuissante. « Elle me manque, elle me manque tellement… » Que tu finis par ajouter, dans un simple soupir. Seulement, elle n’est plus là…


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MessageSujet: Re: — cure to loneliness (w/reagan)   Ven 13 Juil - 12:37


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ta frangine, elle est clairement et visiblement au bout d'sa vie. la perte d'un être cher n'est jamais chose facile à surmonter. chacun a besoin d'faire son deuil à sa façon. olivia, elle reste bloquée à la quatrième étape. dépression. cette impression que quoi qu'elle fasse, y a rien qui fonctionne. parce qu'elle n'est plus là. parce qu'elle ne reviendra pas. c'fini, c'comme ça, faut vivre avec. et ta p'tite sœur, elle n's'autorise pas à avancer, elle s'bloque toute seule, elle s'fixe des barrières qui lui semblent insurmontables alors qu'elles ne sont que le fruit de sa propre imagination. passer à l'acceptation demande beaucoup d'effort et d'temps. surtout du temps. l'temps d'abandonner chaque petit brin d'espoir subsistant. cet espoir qui fait d'nous ce que nous sommes. qui fait d'elle la poupée rayonnante qu't'as toujours connu, soutenu et élevée. abandonner une partie d'soi-même pour entamer l'processus de rétablissement. faut être prêt à faire des concessions, des compromis. et la gamine, elle n'a rien d'prêt. elle qui continue à nourrir l'espoir de la voir apparaître au coin d'la rue. peine perdue, elle a besoin d'plus de temps, elle n'est pas prête. et tu l'vois bien toi, avec ton regard extérieur quoi qu'le jugement pourrait sembler biaisé par votre proximité. protégée d'toujours, tes prunelles brillantes d'fierté à l'égard d'l'enfant, d'la cadette d'cette famille trop grande sans pourtant l'être assez. remarque que tu ne retiens pas quant à son envie d'solitude prématurée. parce que tu sais qu'elle a voulu tout gérer comme une grande. elle s'est cassée la gueule, ça arrive. faut juste qu'elle accepte les mains qui s'tendent vers elle. parce qu'elle n'est pas obligée d'faire face à ça en solitaire. gamine qui doit p'tre avoir peur de déranger, d'n'être qu'un fardeau d'plus, un poids non nécessaire. et c'là qu'elle s'plante sur toute la ligne. parce qu'on n'laisse pas une gallagher dans son coin, jamais. c'à ça que sert une famille aussi unie et soudée qu'la vôtre. qu'tout l'monde mette la main à la pâte, chacun ayant un petit quelque chose à apporter qui l'différencie des autres. t'avales une gorgée bien trop brûlante du thé qu't'avais préparé et, en r'posant ton regard sur elle, t'as les sourcils qui s'froncent et les lippes qui s'pincent. impuissance face aux larmes qui glissent sur sa peau piquetée de rouge. t'aimerais tant être capable de calmer ses maux en un battement de cils, en un geste anodin, en une pensée furtive. comme dans ces films traitant d'mutants et autres super-héros d'un autre genre. t'aimerais pouvoir lui retirer cette douleur lacérant son palpitant déjà usé alors qu'il est encore si jeune. y a tant d'choses que t'aimerais faire pour la soulager, mais y a rien qui puisse l'aider vraiment. oui j’sais bien … et peut-être que oui j’ai besoin d’encore un peu d’temps … t'sens le mais poindre l'bout d'son nez alors tu gardes le silence. mais c’est frustrant, tellement frustrant. parce que j’veux aller mieux, vraiment, mais j’sais pas, j’y arrive juste pas. réminiscence d'la colère. t'arques un sourcil en la regardant s'lever brusquement et faire les cent pas. ça t'surprendra toujours, elle qu't'avais l'habitude de trouver si douce et imperturbable. elle me manque, elle me manque tellement … léger soupir qu'tu ne retiens même pas. t'cherches tes mots bien qu'ils soient déjà tous trouvés. et ça lui plaira p'tre pas mais au fond, tu t'dis qu'elle savait très bien qu'tu n'tournerais pas autour du pot pendant cent sept ans en v'nant s'réfugier chez toi. je sais ma puce ... et c'est justement pour cette raison qu'tu n't'en sortiras pas. vachement encourageante la frangine, ouais, c'clair. t'hausses les épaules, tes lèvres esquissent un faible sourire, comme si ça pouvait faire passer la pilule plus facilement. qu'des conneries ouais. c'est parce que tu t'focalises sur ce manque, sur c'vide qu'elle a laissé en toi. c'est parce que t'as l'impression qu'le trou qu't'as dans la poitrine s'ra jamais comblé. et toi, tu t'souviens de cette douleur comme si c'était hier. presque dix ans après pourtant, tu n'as rien oublié d'cette sensation d'suffocation qui t'prenait à la gorge quand tu pensais à tout c'que t'avais perdu. faut qu'tu t'autorises à lâcher prise liv' ... y a qu'comme ça qu'tu pourras commencer à aller mieux. l'regard perdu dans l'vide, comme si tu voulais transmettre c'conseil à la jeune adulte qu't'étais, qu'étais paumée et qui n'attendais plus rien d'la vie ni d'personne. tu n'l'oublieras pas si c'est ça qui t'effraie. elle n'sera jamais bien loin. omniprésence pendant les premiers temps et puis, après, ça devient une sorte de fil rouge qui s'manifeste en piqûre d'rappel, d'temps à autres. y a qu'un question à laquelle y a qu'toi qui puisse répondre ... tu t'lèves à ton tour et vient poser tes mains sur ses épaules. ouais, si elle veut pas, c'pareil, elle n'a pas l'choix, c'toi la grande-sœur, c'ton loft, c'toi qui décide. qu'est-ce qu'elle voudrait qu'tu fasses ? et l'pire, c'est qu't'es sérieuse. parce que t'pas certaine qu'elle aurait voulu la voir s'accrocher d'la sorte, s'empêcher d'retrouver son rythme pour un cœur écorché. et si ça, ça n'marche pas, clairement, t'sais plus quoi faire. c'tout c'que t'as trouvé d'plus percutant à lui balancer en pleine face. maintenant, c'à elle de jouer.

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