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 — we got the heart, we got the soul (w/aksel)

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♛ la pleurnicharde alcoolique

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MessageSujet: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Mer 4 Juil - 16:47

Le sourire sur les lèvres. Pourtant, pas celui qu’on avait l’habitude de voir. Non plutôt celui artificiel, que tu te forces à offrir pour ne pas paraître froide. Et encore, si tu te forces de la sorte, c’est bien parce que ton patron t’as déjà passé le commentaire. Et comme tu te dis que c’est un miracle que t’ais encore ce job vu tout ce qui se raconte à ton sujet, tu en es venue à la conclusion que c’était peut-être pas trop mal de faire ce petit effort. Du moins, le temps que tout le monde oublie ce que tu as fait. Le temps que les gens passent à une autre histoire que la tienne, que la vôtre. Ouais parce que t’es pas la seule dans ce merdier. Y’a Darrel qui s’est ajouté aussi, dernièrement. Son nom, qui est maintenant à son tour sur les lèvres de tous. Et il faut bien le dire, t’as peur de savoir qui sera le suivant. Tes amis que tu ne veux clairement pas voir dans cette situation délicate. Mais clairement, tu es impuissante toi. Ce n’est pas toi qui pourras les aider. La seule chose que tu peux faire, c’est de taire leur nom. De rester en partie coupable aux yeux de tous. Parce que clairement, tu ne seras pas celle qui entraine tes amis dans cette décente aux enfers. « Tu peux aller en pause Lukas. » La voix de ton collègue qui fend l’air, te sortant ainsi de tes quelques rêveries. Simplement signe de tête en guise de réponse avant que tu ne te diriges vers la salle des employés. Et là y’a ton regard qui se perd sur l’écran de ton téléphone. Son nom qui apparait dans le haut de l’écran. Pourtant, t’hésites à lui envoyer un message. Peut-être bien parce que t’as peur de pas avoir de réponse de sa part. Ou même de paraître collante. Alors tu restes là, en regardant simplement ton écran, le temps de trouver le courage de dire quoi que ce soit. L’impression qu’il ne viendra jamais d’ailleurs, et pourtant… J’finis dans une heure, t’as envie d’passer ? Et encore une fois t’hésites. À envoyer le message. Peut-être bien que tu réfléchis un peu trop. Alors tu finis juste par appuyer sur send, sans trop te casser la tête, avant de te relever, et de faire glisser ton cellulaire dans ta poche arrière. Puis tu te diriges vers le comptoir, avant d’aborder de nouveau ce faux sourire. Le travail qui reprend, et après quelques minutes tu sens ton cellulaire vibrer dans ta poche. Coup d’œil rapide, et le sourire qui devient plus vrai sur tes lèvres. Tu ne réponds pas, t’as pas besoin. Tu te contentes de servir les clients devant toi, jetant quelques coups d’œil rapide en direction de l’entrée. Et le sourire qui ne manque pas de se creuser quand tu le vois franchir la porte. Puis il s’approche, s’assoie devant toi, avant que tu ne te penches un peu vers l’avant. « J’suis contente d’te voir. » Oui, clairement tu l’étais. Et tu n’aurais pas pu le nier d’ailleurs. Parce que t’avais conscience que ton visage s’était probablement illuminé quand il était entré dans la pièce. « J’finis bientôt, tu veux un truc à boire en attendant ? » Que tu lui offres. Ton regard qui se perd quelques instants dans le sien, avant que tu ne remarques un verre vide pas trop loin. « J’reviens. » Ouais, juste le temps de remplir ce verre. Après tout, il te reste encore une quinzaine de minutes derrière le bar. Après, tu pourras le rejoindre de l’autre côté.

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MessageSujet: Re: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Ven 6 Juil - 4:25

—— we got the heart, we got the soul ——
affalé dans ton pieu, y a la conversation d’avec allie qu’tu r’passes en boucle dans ton crâne. et tu t’revois r’fuser sa d’mande, la persuader que c’pas une bonne idée, qu’c’est surtout pas l’moment. pas l’bon moment pour qui, en fait? pour darrel ou pour toi? et t’as c’pincement au cœur rien qu’à penser qu’lukas l’apprendra, elle aussi, un d’ces jours et ça t’bousille d’l’intérieur. parce que, sur toutes les gonzesses du monde, y fallait qu’ça tombe sur allie, la p’tite amie d’un pote et sa copine. et ça t’démange, toi aussi, d’leur avouer, mais, putain, t’as la trouille, toi. c’pas comme si t’avais pas suffisamment foutu l’bordel, qu’t’avais pas assez enchaîné les conneries. fucking alcool, fucking queue, fuck ça. fuck tout ça. et comme si c’tait nécessaire, y a cami qui débarque, comme une putain d’fleur au printemps, en mode coucou, c’est moi. y en a marre, y en a plus-que-marre. toute c’te culpabilité qui t’ronge, qu’t’arrives pas à atténuer, qu’ce soit en t’tournant vers les soirées arrosées ou les décolletés plongeants qui t’font bander. y a rien, y a rien qui puisse t’soulager. excepté… y a la sonnerie d’ton portable qui r’tentit, une d’tes mains qui s’y accroche, tes iris qui fixent l’prénom qui s’affiche sur l’écran …lukas.

from lukas
j’finis dans une heure, t’as envie d’passer ?

tu t’redresses, boule dans la gorge qui t’fait suffoquer et, sans qu’tu l’veules, y a d’jà tes doigts qui pianotent sur l’clavier tactile. parce qu’a bien une personne qui t’fait presque oublier tout ça, toute c’te merde. et c’bien elle, lukas. même si y a un tas d’autres trucs auxquels tu songes quand elle est là, rien qu’pour t’torturer davantage. au fond, t’arrives plus à savoir si sa présence t’apaise ou si elle t’déchire un peu plus.

to lukas
ouais

réponse courte, mais direct. c’pour t’éviter d’trop penser et d’finir par ignorer son sms. du coup, t’réfléchis même pas avant d’appuyer sur envoyer et t’as d’jà quitter ton pieu, écrasant, à l’aide d’la paume d’ta main, la dernière larme qu’a perlé sur ta joue. pour pas qu’mémé t’pose des questions si elle est encore d’bout. t’voir chialer comme une gonzesse, c’pas l’genre d’situation qu’arrive souvent alors, forcément, elle t’interrogera et, la vieille, elle t’connait comme si elle t’avait tricoté. t’peux pas lui mentir, à mémé, c’pas qu’t’as jamais essayé. heureusement, la salle d’séjour est déserte lorsqu’tu fonces vers la porte d’entrée pour t’éclipser. une fois à l’extérieur, t’en profites pour prendre une grande bouffé d’air avant d’te diriger vers l’bar où bosse lukas. taf de merde, d’ailleurs. l’genre d’endroit où t’as envie d’cogner tout l’monde qu’ose la r’luquer. définitivement pas la bonne place pour vous donner rendez-vous, ni l’bon moment. moment, moment momentmomentmoment. t’as quoi avec c’te putain d’mot, fox? merde! et en peu d’temps, t’es d’jà d’vant la porte du bar à te d’mander si t’arrives pas un peu trop tôt. elle va s’dire qu’t’étais d’jà là, à force et t’as pas envie d’passer pour un psychopathe. tu souffles avant d’t’enfiler une clope, histoire qu’tu débarques pas trente s’condes après l’envoi d’ton sms. loin l’idée d’te faire désirer, t’veux juste pas avoir l’air d’un fragile, qu’accourt aussitôt qu’on l’appelle. ou un truc dans l’genre, eh. cigarette qu’tu réduis en cendre aussi vite qu’tu l’as allumé. tant pis, t’auras essayé. porte qu’t’ouvres pour laisser entrer ta carcasse, sa silhouette qu’tu repères aussitôt. c’pas comme si tu l’avais pas d’imprégner dans ta tête h24. et c’sourire qu’elle t’offre… c’lui qu’t’as envie d’lui gueuler qu’tu mérites pas, mais qu’tu lui rends parce que… putain qu’elle est belle, là, tout d’suite. tu t’installes en face d’elle, la dévorant du r’gard alors qu’elle ouvre la bouche la première.
j’suis contente d’te voir.
et toi donc. tu déglutis, genre bruyamment, parce que t’arrives pas à lui dire qu’c’est réciproque tellement t’es surpris. et t’as pas l’temps. le temps, c’te putain d’temps. elle enchaîne aussi rapidement.
j’finis bientôt, tu veux un truc à boire en attendant ?
y a d’jà suffisamment d’ses paroles dont tu pourrais t’enivrer, faudrait pas charrier. mais t’hésites parce que, l’alcool, ça t’enlèverais p’t’être c’bâton qu’t’as d’coincé dans l’cul.
euuuh…
tu bafouilles alors qu’a ses prunelles qui s’ancrent dans les tiennes. putain, ça t’déconcentre.
j’reviens.
oui, ok. tu soupires, t’passant les paumes d’tes mains dans l’visage pour t’ressaisir. elle a l’air en forme. enfin, mieux qu’toi, c’est d’jà ça. après, c’p’t’être qu’elle est en train d’bosser, p’tite dose d’adrénaline, t’imagines. t’en sais rien, mais tu dois avouer que, les deux dernières fois qu’tu l’as vu, c’tait bizarre. quand t’as débarqué chez elle au beau milieu d’la nuit et la suuuper journée à la fête foraine avec jay comme chap’ron. ouais, mais non. et tu te d’mandes bien si elle a pas un truc à t’dire pour qu’elle t’ait invité ici, c’soir. tu t’doutes bien qu’c’est pas seulement pour t’voir. si? pourquoi y fait chaud, tout d’un coup? elle r’vient vers toi et tu trouves enfin l’usage d’la parole, y était temps.
t’as l’air bien. j’veux dire… t’es jolie, comme ça…
comme quoi? s’pèce d’crétin!
j’vais t’prendre une bière, s’te plait.
t’enchaînes aussitôt pour pas qu’elle bug sur ton compliment plus-que-raté alors qu’t’attends sagement ta consommation, histoire d’estomper toute c’te gêne qui t’handicape. t’as d’jà eu l’air con, c’pas nouveau, c’juste que, là, t’as pas tellement envie d’te ridiculiser ou, pire encore, qu’elle s’doute d’un truc. non parce que si elle a d’jà oublié l’incident du baiser qu’a pas eu lieu à son appart’, tant mieux, hein! c’pas toi qui va s’en plaindre. et, ni jayden, ni darrel a merdé – enfin, pas encore – en dévoilant c’que tu r’ssens pour la brune. soit qu’t’as d’la chance, soit qu’elle l’sait et qu’elle t’en parle pas. les deux options font l’affaire, du coup.

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MessageSujet: Re: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Ven 6 Juil - 5:59

Puis tu t’éloignes, quelques instants. Le temps d’aller remplir le verre de ce client, que tu as bien remarqué, était vide. Sourire sur les lèvres, phrase accrocheuse pour t’assurer qu’il veut bien un autre verre, ou simplement pour l’encourager à en prendre un autre. Puis tu le remplis, avant de t’éloigner de nouveau, prenant la direction de ton ami, qui ne t’avait toujours pas dit s’il voulait quelque chose ou pas. Son regard que tu captes à nouveau, avant de prendre appuie contre le bar, t’approchant ainsi un peu plus de lui alors qu’il prendre finalement la parole. « T’as l’air bien. J’veux dire… t’es jolie, comme ça… » Wow. Clairement tu ne t’attendais pas du tout à ce compliment. Et clairement, tu ne sais pas trop comment réagir, quoi dire faire à ça. Mais de toute manière, il ne t’en laisse même pas le temps. La parole qu’il reprend presque aussitôt, changeant radicalement de sujet. « J’vais t’prendre une bière, s’te plait. » Oui d’accord une bière. Tu peux clairement lui apporter ça. Pourtant, tu mets bien une seconde ou deux avant de faire le déclic. Toujours cette pensée qui te tourne dans la tête Que tu te dis que tu dois tout de même chasser de ton esprit. « Une bière, okay, j’t’amène ça. » Puis, tu t’éloignes de nouveau, lui faisant rapidement dos, avant de prendre une grande inspiration. Oui, parce que t’as clairement l’impression que tes joues sont en feu en ce moment. Mais si t’as un peu de chance, avec la lumière tamisée, et cette tonne de maquillage qui sert à camoufler ta fatigue, ce sera peut-être passé inaperçu. C’est du moins ce que tu espères toi. Puis, tu te penches légèrement, pour agripper une bière dans le petit réfrigérateur. Bière que t’ouvres rapidement, avant de te retourner vers lui, et de la faire glisser sur le comptoir. « Et voilà ta bière. » Tes joues, que tu sens déjà un peu moins empourprées, et pourtant, t’as toujours chaud. Enfin, plus que tu ne l’avais déjà, précédemment. Grande respiration que tu prends de nouveau, besoin de détendre un peu l’atmosphère qui se fait sentir. « Alors, comme ça, je suis jolie comme ça ? » Ouais bon, peut-être plus te détendre toi, pour le coup. Parce que oui, clairement, c’est sur quoi t’as bugué toi. Clairement impossible de faire autrement. Pas alors que ce souvenir de cette soirée, où vous vous étiez presque qu’embrassés, te tournait toujours dans la tête. Et peut-être bien que t’as besoin de t’assurer que tu ne te fais que des films. Parce que dans le cas contraire… Non en fait, tu t’interdis de l’envisager. « Comme quoi ? Avec trois tonnes de maquillages ? Ou c’est les vêtements qui sont un peu suggestifs ? » Tu en rajoutes une bonne couche. Parce que oui, clairement, tu t’habilles un peu différemment que ce dans quoi on a l’habitude de te voir habituellement. Et pour ce qui est du maquillage… Clairement à l’heure actuelle le cache-cerne était ton meilleur ami. Parce que c’est nombreuses nuits d’insomnie ne t’aidait clairement pas à aborder un teint radieux au naturel. Non, pour que tu sois un minimum présentable, c’était tout à fait nécessaire. « Fais pas cette tête, j’te taquine. Mais ouais, j’suis pas trop mal en c’moment. Contente de savoir que ça parait. » Tu finis tout de même par préciser que tu n’étais pas sérieuse. Parce que tu avais bien vu son visage changer, peu à peu, alors que tu continuais malgré tout à en ajouter. Compliment qui avait tenté de te faire, peut-être un peu maladroitement, que tu acceptais malgré tout, avec un sourire un peu moqueur qui semblait bien vouloir se greffer sur ton visage. Parce que c’était vrai, que tu allais mieux. Enfin, clairement mieux que quand vous vous étiez revu, la première fois, à ton appartement. Mais bon, même les petites améliorations méritaient mention. « Et toi, comment tu vas ? » Que tu finis par laisser tomber. Parce que oui, tu te fais du souci pour lui. Enfin, tu te doutes bien qu’il ne doit toujours pas être dans une grande forme. Mais ça, t’as besoin de l’entendre de sa bouche à lui.

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MessageSujet: Re: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Sam 14 Juil - 17:54

—— we got the heart, we got the soul ——
elle r’lève pas ton compliment médiocre à son égart, heureusement. après, t’as rapid’ment enchaîné avec ta commande, histoire d’empêcher qu’son cerveau bug sur tes paroles précédentes et ça semble avoir fonctionné.
une bière, okay, j’t’amène ça.
t’soupires quand elle s’éloigne, soulagé qu’elle ait d’jà oublié c’léger malaise. pas qu’tu lui aies jamais passé d’commentaire d’ce genre, à lukas, c’juste qu’c’est trop bizarre d’puis qu’vous avez été des mois sans vous r’voir, sans même vous donner d’nouvelles. ton coude bute l’comptoir qui t’fait face alors qu’a tes doigts qui glissent contre ton visage, les paupières qui s’ferment et qu’tu frottes avant qu’la voix d’ta belle surplombe la musique du bar.
et voilà ta bière.
iris qu’affrontent à nouveau la silhouette d’lukas alors qu’ton avant-bras tombe sur l’comptoir, bouteille d’jà décapsulé qui flotte jusqu’à toi et qu’t’attrapes d’ta main libre.
merci.
politesse qu’t’accompagnes d’un bref sourire avant qu’tes lèvres accueillent la bouteille et qu’tu t’enfiles une bonne rasade qui t’engourdie la gorge.
alors, comme ça, je suis jolie comme ça ?
goulée avec laquelle tu t’étrangles, toussotant brièvement pour t’éclaircir la voix. faut croire qu’elle a pas oublié et y a fallu qu’elle étire l’moment pour t’le r’mettre en pleine poire, comme ça. sans préavis. bouteille qu’tu déposes, r’gard qui suit l’mouv’ment, p’t’être un brin gêné d’le foutre dans c’lui d’lukas.
comme quoi ? avec trois tonnes de maquillages ? ou c’est les vêtements qui sont un peu suggestifs ?
non… c’pas c’que…
tes iris qui s’ancrent finalement dans les siens, légèrement bouche-bée, l’fox. c’pas l’maquillage ou son accoutrement qui la rendent belle… enfin, c’sur qu’c’est c’que ta phrase laissait sous-entendre, mais c’pas l’cas. d’jà, l’autre fois, chez elle alors qu’tu v’nais tout juste d’la réveiller, tu t’es dit la même chose. c’juste qu’c’était un peu abrupt pour entamer des retrouvailles d’souligner l’fait qu’tu la trouves jolie. c’pas comme si t’savais comment bien parler, t’façon. t’as jamais été doué pour communiquer c’qui s’passe dans ton crâne et ton impulsivité t’fait souvent dire des trucs auxquels t’as même pas eu l’temps d’réfléchir, si c’pour dire. t’déglutis, tes prunelles toujours plantés dans les siennes, la bouche qui s’ouvre sans pour autant émettre l’moindre son.
fais pas cette tête, j’te taquine. mais ouais, j’suis pas trop mal en c’moment. contente de savoir que ça parait.
elle… t’taquine… et ba. elle a un drôle d’sens d’l’humour. p’t’être qu’elle s’est bien moqué d’ton inconfort, tant mieux pour elle. t’es trop transparent, fox, faudrait qu’tu sois plus détaché qu’ça quand t’vas la voir. surtout ici, là, à son taf. et partout ailleurs, même.
et toi, comment tu vas ?
t’as c’putain d’souvenir d’la discussion d’avec allie y a queq’ jours qui t’revient en tête. ça va pas, ça va pas du tout, même. comment ça pourrait aller après ça, t’façon? surtout qu’elle risque d’ouvrir sa gueule à tout moment et t’as c’t’envie d’tout avouer à lukas, là, maint’nant, d’lui dire avant qu’elle l’apprenne d’la bouche d’darrel ou d’un autre d’la bande. rien qu’à c’t’idée, tu t’mets à angoisser, tes doigts qui tambourinent sur l’comptoir, à côté d’la brune. y a tes lippes qui brûlent, ta langue qu’est sur l’point d’se mouver pour prononcer c’t’aveu qui commence à t’gruger d’l’intérieur.
je… en fait, y a un truc dont j’aimerais t’parler, lu’…
tu commences, à voix basse, pas convaincu qu’elle t’ait entendu.
mais… j’préférerais qu’on s’trouve un coin… un peu plus tranquille pour en discuter… si ça t’dérange pas, bien sûr.
bouteille qu’t’empoignes à nouveau pour tenter d’calmer ton myocarde qui menace d’éclater sous ton torse. pourquoi c’toujours si compliqué, d’aimer? t’pas tell’ment certain qu’elle éprouve quoi qu’ce soit pour toi et, si ça s’trouve, elle va s’en battre totalement les couilles qu’t’aies couché avec allie. au pire, elle t’fout’ra une claque pour avoir fait un truc pareil à ton pote, c’qu’est vach’ment compréhensible et tu l’auras grav’ment mérité, t’manière. t’as rien qu’la frousse d’sa réaction, à vrai dire… un peu comme si, en lui avouant c’que vous avez fait, allie et toi, ça t’indique si, oui ou non, elle a des sentiments pour toi. ça t’tuerait probablement qu’ce soit l’cas, mais, après tout, vaughn a raison sur toute la ligne; vous avez bien trop d’secrets qu’sont en train d’vous détruire, tous les six, inutile d’en rajouter davantage. p’t’être qu’lukas finira par t’pardonner… un d’ces jours. t’as été des mois sans lui adresser la parole, c’pas comme si t’avais pas l’habitude d’souffrir d’son absence.

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MessageSujet: Re: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Ven 27 Juil - 14:23

Poupée qui s’est permise de se moquer de son ami, sans même s’en cacher. Parce que clairement, il t’avait tendu la perche, avec sa remarque, quelque peu maladroite. Celle, qui malgré tout, t’avais touché, un peu plus que tu ne le laissais paraitre. Bien qu’au final, tu ne voulais même pas envisager ce que ça pouvait bien vouloir dire. Toi, qui préférais te voiler la face, plutôt que de voir la réalité, qui aurait probablement dû te sauter aux yeux. En prétextant que tu ne te faisais que des idées, parce que clairement, c’était bien plus simple comme ça. Et pourtant, tu ne réalises pas à quel point c’est stupide tout ça. Et d’ailleurs, tu ne sembles même pas avoir remarqué que ta petite blague l’a blessé, qu’elle n’a pas vraiment passé. Peut-être bien exactement pour la raison que tu rejettes délibérément. Pourtant, tu finis par lui demander comment il va, tout de même soucieuse de son état. Alors que tu sais très bien qu’il ne va surement pas bien. Comment pourrait-il aller bien ? Après tout, rien ne s’était arrangé, depuis la dernière fois que vous vous étiez parlé. Même pire encore, les choses s’étaient plutôt détériorées. Darrel, qui avait suivi le mouvement, qui avait été dénoncé par les Night Owls. Tu n’avais donc clairement pas trop de mal à imaginer qu’il n’était pas au meilleur. Qu’il était peut-être même au plus bas. « Je… en fait, y a un truc dont j’aimerais t’parler, Lu’… » Les mots, que tu peines à saisir, avec tout le vacarme ambiant, et pourtant, tu arrives tout de même à comprendre l’essentiel du message. Le reste, tu arrivais à le comprendre, en voyant sa tête. Parce que clairement, quelque chose clochait, et ça avait l’air assez grave. Et là, clairement, tu t’attendais au pire, sans même arriver à imaginer ce que ça pouvait bien être. « Mais… j’préférerais qu’on s’trouve un coin… un peu plus tranquille pour en discuter… si ça t’dérange pas, bien sûr. » Clairement, ça ne te rassure pas le moins du monde. C’est bien tout le contraire. Et d’ailleurs, ça te tue, de ne pas savoir. Toi, qui est du genre patiente, calme même, toujours, dans n’importe quelle situation. Pourtant, là, tu paniques complètement de l’état de détresse de ton ami. Si bien que ta gorge en vient à se nouer. Ta main, qui se pose sur son avant-bras, alors que ton regard se perd dans le sien. « Laisses-moi deux p’tites secondes, j’reviens. » Puis tu t’éloignes, sans même attendre qu’il ne te réponde. Toi, qui va rejoindre ton collègue de la soirée, pour lui annoncer que tu as une urgence, que tu dois donc quitter dès maintenant. Pas un grand drame, comme tu finissais dans à peine une dizaine de minutes. Simple signe de tête en guise de réponse, tu le remercies silencieusement d’un mince sourire, avant de reprendre la direction de ton ami, toujours accoudé au bar. Le bar, que tu contournes d’ailleurs, pour venir le rejoindre de l’autre côté. « Suis-moi. » Joignant à tes paroles un léger signe de la tête. Direction de la salle des employés que tu prends, sans attendre davantage, qui n’est d’ailleurs pas bien loin d’où se trouve le bar. La porte que tu refermes derrière vous, alors que ton regard cherche le sien, quelques instants, avant de finalement le trouver. « On devrait être tranquille ici. » Enfin, ça, c’est en théorie. Parce qu’il y a bien entendu toujours cette option que quelqu’un se pointe à l’improviste, en dehors de son temps de pause. Comme tu viens tout juste de le faire, à cet instant. Mais dans tous les cas, ce sera forcément plus tranquille que le bar. Enfin, c’est ce que tu crois. « Qu’est-ce qui se passe ? » Ça se voit dans ton regard que tu es inquiète. Et clairement cette situation est loin de te plaire à toi. Il n’aura pourtant pas le temps de dire quoi que ce soit, que la porte s’ouvre à nouveau derrière vous. Soupire qu’il se glisse d’entre tes lèvres, bien malgré toi. Ton regard qui ne quitte pas ton ami pour autant, alors que le silence s’est installé dans la pièce. Tes lèvres qui se pincent, histoire de gagner en patience, alors qu’elle semble s’être volatilisée ce soir, sans même que tu ne saches pourquoi.

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MessageSujet: Re: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Dim 5 Aoû - 8:30

—— we got the heart, we got the soul ——
t’sais pas trop pour qu’elle raison t’as commencé à t’dire qu’il faudrait p’t’être bien qu’tu lui en parles un jour… et t’sais encore moins pourquoi y a fallu qu’ça tombe sur c’soir précisément. tu t’faisais chier dans ton pieu à ressasser l’passé, à tenter d’combattre tes remords et tu t’es dit que, tout ça, c’que tu r’ssens, la culpabilité entre autre, s’estomp’rait p’t’être en avouant à lukas c’qu’allie et toi vous avez fait. enfin, qu’c’était d’jà un bon début. et, p’t’être qu’elle r’marque la détresse dans l’fond d’tes prunelles, t’sais pas trop, mais y a sa main qui s’pose sur ton avant-bras alors qu’a une flopée d’frissons qui t’parcourent l’épiderme et qu’hérissent tes poils. comme si un simple et banal contact d’ce genre t’faisait autant d’effet qu’d’mater un porno alors qu’a son r’gard qui percute le tien à peine une s’conde, rien qu’assez pour t’y perdre.
laisses-moi deux p’tites secondes, j’reviens.
non, lukas c’pas -
nécessaire… et elle t’a d’jà tourné l’dos alors qu’tu suis sa silhouette des yeux une d’mi s’conde. ’fais chier! t’sers les dents, la pulpe d’tes doigts qui s’portent contre tes lèvres, t’maudissant intérieurement d’lui avoir dit qu’t’avais un truc à lui dire. c’tait certain qu’elle allait réagir, là, de suite, incapable d’attendre qu’elle termine son quart d’travail… putain! ça t’aurait laissé que’ques minutes pour t’préparer mentalement… mémoriser que’ques phrases bien détaillés au lieu d’devoir improviser comme une merde.
suis-moi.
tu déglutis, ton cœur qui s’met à battre à une vitesse fulgurante. si vite et fort qu’ça t’fait presque mal. tes oreilles qui s’mettent à bourdonner lorsqu’tu t’lèves pour suivre ton amie, elle qui s’dirige vers la salle des employés et qui cherche ton r’gard aussitôt qu’la porte s’ferme derrière vous.
on devrait être tranquille ici. qu’est-ce qui se passe ?
iris qu’tu détachent aussitôt des siens. par gêne, par honte… par à peu près tout, en fait. tu déposes ta bière sur la table qui s’trouve à tes côtés alors qu’t’inspires profondément avant d’ouvrir la bouche.
lukas, je… en fait, j’voulais t’dire que…
la porte qui s’ouvre, t’coupant ainsi dans ton élan alors qu’tu fermes les paupières pour prendre une grande respiration. t’étais pas prêt, t’façon, ayant mal commencé ta phrase. vous restez là, tous les deux, muets comme des tombes, attendant l’moment fatidique où son collègue s’extirpera d’la salle des employés. enfin, elle qui s’meurt d’impatience d’savoir c’que t’as alors que, toi, tu repouss’rais c’moment une éternité, c’lui où viendra l’temps d’tout lui balancer. la porte qui s’ferme, toi qu’évite le r’gard d’lukas, tu fais un décompte dans ta tête pour t’aider à t’lancer. 3… 2… 1…
j’ai couché avec allie.
BOOM! voilà, c’est dit. la bombe est lâchée, tu devrais t’sentir un brin soulagé et, pourtant, c’totalement l’inverse. t’as l’impression d’avoir triché lukas alors qu’vous êtes même pas ensemble, alors qu’t’as aucune putain d’idée si c’que tu r’ssens pour elle c’réciproque ou pas. mais, toi, fox, ça t’fait mal… ça t’fait plus mal d’lui avoir avoué la vérité qu’de lui cacher, étrangement. et tu r’grettes d’jà d’lui avoir dit. tu r’grettes parce que, à cet instant précis, t’persuadé qu’tu vas la perdre – encore.
mais c’pas c’que tu crois, je…
parce qu’elle devrait croire un truc, p’t’être? t’en sais vach’ment rien et, là, de suite, t’en as plus rien à foutre qu’elle t’aime ou pas, qu’elle soit folle de toi ou pas du tout. t’as qu’une seule envie et c’est d’te justifier. parce que t’as beau avoir grave merdé et prétendre qu’aucune raison pardonne ton geste, t’restes persuadé qu’c’est pas arrivé pour rien. et s’il fallait ça pour t’botter l’cul et lui avouer les sentiments qu’t’éprouves pour elle, ba y aura au moins un truc positif qu’tu pourras tirer d’toute c’t’histoire.
putain! ok… on s’est r’vu dans un concert, comme ça, sans s’consulter. du coup, on a discuté parce que ça faisait un moment qu’on s’était pas donné d’nouvelles et… ba, on a bu pas mal… beaucoup, même et… elle s’est mise à m’dire qu’c’était pas la forme avec darrel, tout ça et… j’sais pas. c’arrivé comme ça.
c’arrivé comme ça… y a plein d’trucs, aksel, qu’arrivent comme ça et, pourtant, c’pas tous les mecs qui baisent la copine d’ses potes. t’es pathétique et, plus t’veux t’expliquer, plus tu t’enfonces, en fait. t’aurais p’t’être dû t’arrêter aux aveux et jauger son expression avant d’enchaîner les mots comme un acharné. à défaut d’vouloir recoller les morceaux, t’es p’t’être rien qu’en train d’les éparpiller encore plus.
mais y a rien entre allie et moi, ok? c’pas d’elle dont j’suis amoureux. j’veux dire… putain! on a déconné, grave déconné! mais y a jamais rien eu entre nous deux, je… j’sais pas pourquoi on a fait ça…
ton r’gard qui s’pose contre tes baskets, c’lui qu’t’as même pas osé porter sur lukas d’puis qu’vous êtes entré dans c’te putain d’pièce. parce que t’arrives tout simplement pas à l’affronter, t’voulais pas voir son visage s’décomposer. qu’elle éprouve un truc pour toi ou pas, au fond, sa réaction aurait pas des masses changé. pour sur qu’elle est déçue et c’justement ça qu’t’as pas envie d’voir, sa déception vis-à-vis d’toi qui lui peint l’visage. et, pourtant, tu r’lèves l’menton pour t’risquer à déchiffrer son expression, mais t’y arrives pas et ça t’tue. un pas qu’tu fais vers elle et t’penches légèrement la tête pour l’obliger à t’regarder, toi qu’a la vision embrouillé par les larmes qui menacent d’s’écraser au sol.
et là, c’la merde, lukas… parce qu’y a darrel qui s’est fait dénoncé et, là, y a c’truc qu’est arrivé y a des mois d’jà et, putain, j’vais devoir lui dire à lui aussi et j’ai peur, merde!
s’tu pouvais chialer comme un môme, à c’t’instant, tu l’ferais, mais t’es beaucoup trop fier, fox. au lieu d’ça, tu t’contentes d’laisser couler que’ques larmes avant d’les balayer du revers d’la main face à une lukas toujours silencieuse. après, t’as fait défiler les mots tellement vite qu’t’es pas certain qu’elle ait tout enregistré. mais t’es désespéré, toi… au point d’lui prendre la main pour la serrer dans la tienne.
dis que’que chose, s’te plait… n’importe quoi, mais dis un truc… j’ai b’soin d’toi…
t’as b’soin d’elle… t’as toujours eu b’soin d’elle et t’auras toujours b’soin d’elle… c’t’un peu ça l’problème, d’ailleurs. un peu comme si t’arrivais pas à fonctionner correctement quand elle était loin d’toi. parce que t’as bien r’marqué la différence d’puis qu’elle est rev’nu dans ta vie, d’jà. t’as bien changé, fox, d’puis l’jour où t’es débarqué chez elle au beau milieu d’la nuit et là, maint’nant. peu à peu, tu r’trouves l’ancien aksel qu’t’étais avant et, putain, ça t’fait aussi peur qu’ça t’soulage… mais t’y arriveras pas sans elle. et t’as beau lui crier dans ton crâne d’pas t’laisser, elle est déjà bien loin, la wheeler.

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MessageSujet: Re: — we got the heart, we got the soul (w/aksel)   Dim 26 Aoû - 7:02

« Lukas, je… En fait, j’voulais t’dire que… » Pause qui est dictée. Tandis qu’un de tes collègues vous impose sa présence. Regard rivé en direction de ton ami, alors que tes prunelles l’étudient avec beaucoup d’attention, tentant tant bien que de mal de déceler la moindre information. Tenter de juger ses expressions. Et pourtant, ce n’est pas vraiment concluant. Parce qu’il évite ton regard. Et c’est probablement de cette manière que tu aurais pu avoir déjà quelque réponse. C’est comme ça que tu aurais pu juger de l’importance de ce qu’il s’apprêtait à t’annoncer. Mais non, y’a rien. Puis ton collègue, qui quitte finalement la salle des employés, le silence qui s’installe alors, quelques secondes à peine pourtant. Avant que sa voix de résonne dans ta tête. Avant que tu comprennes d’où vient le problème. « J’ai couché avec Allie. » Ta gorge qui se noue pourtant à cet instant. Déjà, parce qu’il faut bien le dire, tu ne t’attendais pas vraiment à ça, si ce n’est pas du tout. Les idées qui s’étaient bousculés dans ta tête, mais celle-ci, qui ne t’avaient tout simplement pas effleurées l’esprit. Et ensuite, il faut dire que ça ne te laissait pas indifférente, comme ça aurait dû le faire. Non, ça t’avait fait un pincement au cœur. Et là, t’avais l’impression que tu allais être malade. Alors tu prends une grande inspiration. Tes yeux qui se ferment à cet instant, avant de se rouvrir, alors qu’il reprend la parole. « Mais c’pas c’que tu crois, je… » Les justifications, que tu sens bel et bien arriver. Et à cet instant, tu as envie de lui dire qu’il n’a pas besoin de se justifier, que justement tu ne penses rien. Mais ce n’est pas tout à fait vrai ça. Et de toute manière, tu auras beau avoir ouvert la bouche, y’a aucun son qui en est sorti. Peut-être parce qu’au final, tu ne savais même pas quoi lui dire à cet instant. « Putain! Ok… on s’est r’vu dans un concert, comme ça, sans s’consulter. Du coup, on a discuté parce que ça faisait un moment qu’on s’était pas donné d’nouvelles Et… ba, on a bu pas mal… beaucoup, même et… elle s’est mise à m’dire qu’c’était pas la forme avec Darrel, tout ça et… j’sais pas. C’arrivé comme ça. » Pourquoi ça te fait du mal, qu’il te dise ça ? Parce que c’est clairement le cas. Mais tu as l’impression que c’est carrément irrationnel. Alors tu te dis que tu dois te ressaisir. Pour ton bien, pour le sien aussi. «Mais y a rien entre Allie et moi, ok? C’pas d’elle dont j’suis amoureux. J’veux dire… putain! On a déconné, grave déconné! Mais y a jamais rien eu entre nous deux, je… j’sais pas pourquoi on a fait ça… » C’pas d’elle dont j’suis amoureux. Mais merde, ça veut dire quoi, ça ? Interrogation, qui t’effleure l’esprit, que tu rejettes pourtant, parce qu’au final, tu ne veux même pas le savoir. Non, parce que t’as bel et bien l’impression que ça aussi, ça te fera du mal, et tu n’es pas convaincue que tu arriveras à gérer tout cela ce soir. Non, mieux vaut oublier, c’est mieux. Pourtant, tu le regardes, alors qu’il s’approche de toi, qu’il relève ton menton pour planter ses prunelles dans les tiennes. Et ça aussi, ça te fait du mal. Parce que tu vois bien ses yeux, déjà humides. Ta vue qui s’embrouille à ton tour. Parce que y’a bel un bien un lot d’émotions qui te submergent à cet instant. « Et là, c’la merde, Lukas… parce qu’y a Darrel qui s’est fait dénoncé et, là, y a c’truc qu’est arrivé y a des mois d’jà et, putain, j’vais devoir lui dire à lui aussi et j’ai peur, merde! » Toi, qui est toujours muette, qui continue à le regarder, sans émettre un son. Parce que tu n’y arrives pas. Non toi, tu te contentes de l’observer, alors que tu vois ces quelques larmes couler le long de ces joues. Celles qui chassent du revers de la main, comme tu l’aurais probablement fait, toi aussi, si les rôles étaient échangés. Tes lèvres qui se pincent à cet instant, alors qui saisit ta main. Toi, qui n’est pas certaine d’être prête pour ça… Et pourtant, tu restes là, sans bouger. Sans même faire un pas vers l’arrière. Alors que clairement, la seule idée qui te traverse l’esprit depuis qu’il s’est mis à parler, c’est de mettre fin à tout cela. « Dis que’que chose, s’te plait… n’importe quoi, mais dis un truc… j’ai b’soin d’toi… » Pourtant, voilà exactement pourquoi t’es pas parti, pourquoi tu l’as laissé parler. Parce qu’il avait besoin de toi. Pas trop certaine de savoir comment tu pourrais l’aider pourtant dans cette situation. Mais dans tous les cas, il te faudrait prendre sur toi pour être là pour lui. Parce que c’est bien ce que tu lui avais dit, que tu serais là. Que tu le serais toujours. « J’t’avoue que j’sais pas trop quoi te dire là… j’m’attendais pas vraiment à ça. » Ta voix qui tremble, ta gorge que tu racles, pour te remettre les esprits en place. Tu as joué de l’honnêteté, en lui avouant clairement que tu n’es pas certaine que tu pourras l’aider. Que tu pourras lui dire ce qu’il a besoin d’entendre. Parce que ce qu’il veut, c’est probablement que tu lui dises que tout ira bien. Et pourtant, il t’est tout simplement impossible de prononcer ces mots. Parce que clairement, tu n’y crois même pas toi-même. « Écoute… vous avez fait une erreur. Mais des erreurs, tout le monde en fait. Bon c’est sûr que c’est pas rien, c’pas c’que j’dis. Mais la Terre arrête pas de tourner parce que t’as couché avec Allie… » Alors, tu cherches un peu à dédramatiser la situation. Faute de vraiment savoir quoi faire. Parce que ça, c’est probablement mieux que le silence que tu lui offrais, quelques instants plutôt. « Mais oui, j’pense que vous devriez lui dire. Il risque de pas bien le prendre, et ce serait tout à fait normal, mais il mérite de le savoir. » Toi, tout à fait réaliste. Parce qu’à quelque part, tu te dis que tu aurais aimé savoir, à la place de Darrel. Tu te dis aussi que tu n’aurais pas aimé qu’on te le cache aussi longtemps, pourtant cette réflexion, tu la gardes pour toi. Parce que tu te doutes belle et bien qu’il n’a pas envie d’entendre ça de ta bouche. Alors, tu en restes simplement à l’essentiel. Tu essais de te détacher autant possible du problème pour y amener un point de vu neutre. Et pourtant, c’est loin d’être facile. « Et franchement, j’pense que ça te fera du bien d’lui dire. De te sortir ça de la tête, et après, tout le monde pourra aller de l’avant. » Ça, tu en es presque certaine d’ailleurs. Que ce serait un fardeau de moins à porter, qu’il se fera moins ronger par les remords une fois que ce sera dit. De toute manière, ça ne pourra pas rester un secret indéfiniment. Et si ce n’est pas lui qui le fait, ce sera probablement Allie. Ou dans le pire des cas, les Night Owls. « Qu’est-ce qui te fait peur ? » Que tu lui demandes. Question survenue à l’instant même où il t’avait avoué qu’il avait peur… Mais peur de quoi au juste ? De la réaction de Darrel ? De ce que les autres allaient bien pouvoir y penser ? De ce que toi, tu en pensais ? Tu n’en as pas la moindre idée. Et qui sait, peut-être bien que tout ce que tu lui as dis n’aurait au final servi à rien, si ce n’est pas ça, qui lui fait peur.

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