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 reproches et tournesols

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purple haze was in my brain

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MessageSujet: reproches et tournesols   Mar 17 Juil - 21:58

« Je peux vous aider ? » Frankie redresse brusquement la tête, alors que la fleuriste la regarde d’un air circonspect. Ça fait bien une demi-heure qu’elle traine autours des fleurs sans pouvoir se décider. « Hum, non, ça va aller, je regarde. » elle dit, comme on dit tous quand un vendeuse se veut un peu trop présente. Frankie n’est pas décider, et pourtant, si elle ne choisit pas rapidement, la fleuriste va finir par la trouver louche. Alors elle se décide pour des tournesols. Personne n’achète jamais de tournesols, et pourtant, ce sont de très belles fleurs. Elle aimerait bien pouvoir dire « c’était les favorites de maman » mais en réalité, elle n’en a absolument aucune idée. Alors elle se contente de fouiller ses poches pour sortir quelques dollars froissés, qu’elle tend à la vendeuse en échange du bouquet. Ce dernier en main, elle avant, droit devant elle, vers le centre de la ville, cherchant de nouveau quelque chose dans la poche de son short en jeans. Elle finit par trouver le morceau de papier qu’elle avait déposé là deux heures plus tôt et essaie de déchiffrer son écriture, regardant attentivement autours d’elle pour arriver finalement à l’endroit indiquer sur le papier. L’habitation de son frère, de son demi-frère, plutôt, Daniel, qu’elle n’a pas vu depuis plus de dix ans maintenant. Ça lui fait tout drôle, d’être ici. Elle faisait la fière en cherchant l’adresse sur internet, mais maintenant, elle n’est plus vraiment sûre de vouloir être là, de vouloir faire ça. S’il l’ignore depuis toutes ces années, ce n’est pas pour rien. Il n’a aucune envie de la voir. La fierté de la jeune femme lui crie d’ailleurs qu’elle non plus, elle ne veut pas le voir. Mais c’est faux, elle en crève d’envie, Frankie, parce que c’est la seule famille qu’il lui reste. Parce qu’elle en a marre, de la solitude. Elle pensait qu’en devenant enfin adulte, elle se détacherait de cette enfance compliquée, et pourtant, elle se sent, au contraire, plus seule que jamais. Alors la voilà, devant chez lui, un bouquet au bout du bras, des fleurs qui commencent déjà à faner, à cause de la chaleur, et parce qu’elle les tient trop fort, aussi. Elle sonne, elle attend, et quand la porte s’ouvre, elle inspire profondément avant de marteler le speech qu’elle avait répété, chez elle, sans même lui laisser le temps de parler. « Daniel, tu sais quel jour on est ? Aujourd’hui, ça fait douze ans que maman est morte. Et tu n’es pas venue à l’enterrement, et je ne t’ai jamais vu depuis. Et je trouve que c’est égoïste. Alors je suis là pour qu’on aille ensemble lui dire bonjour. » ses yeux, baissés depuis le début, se lèvent -ils ont les mêmes- et elle dit, plus sûre, cette fois-ci. « Tu n’as pas le choix. »
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l'instabilité enivrante

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MessageSujet: Re: reproches et tournesols   Jeu 19 Juil - 14:07

Soirée merdique la veille, la dispute de trop, celle qu'il espérait ne jamais voir arriver. Pour le moment, il tente de se convaincre que ce n'est qu'une engueulade de plus, ils peuvent pas s'dire au revoir comme ça. Mais bon, il a pas beaucoup dormi cette nuit et son teint blafard en est un témoignage efficient.Un regard dans le miroir qu'il souhaite briser mais la sonnerie l'empêche de mener à bien son action. Alors il se contente de retourner dans sa chambre pour enfiler un tee shirt. Il arrive finalement dans l'embrasure de l'entrée et voit ce petit bout de femme. Une connaissance ? Une fille qu'il a tronché dans le passé ? Difficile de mettre des mots sur ce qu'elle est mais une chose est sûre, elle n'est pas une inconnue, pas au sens propre du terme en tout cas. Et là voilà qui enchaîne les mots comme un boulet de canon. Il ne lui faut pas longtemps pour réaliser. Frankie ? Un fantôme dans son existence, une apparition qu'il souhaiterait voir disparaître. Il a évincé la gamine de sa vie, peur de voir les choses recommencer, peur de perdre quelqu'un d'autre. Alors le lien n'a jamais été crée, il a imposé une distance glaciale entre eux pour la rebuter de toutes envie de connexion avec lui. Un échec visiblement puisqu'elle est là, aujourd'hui. La mort de maman. Un sujet fâcheux. L'enterrement lui semblait trop douloureux à l'époque même si son lui intérieur s'était convaincu que c'était parce qu'il avait coupé les liens et qu'il s'en fichait. Pas le choix ? Il arque un sourcil de surprise devant cette autorité, un sourire qui se dessine malgré lui sur ses lippes. Elle a du cran la gamine avec ces fleurs à la main. Non merci mais c'est sympa d'être passé. lâche t-il finalement nonchalamment, avec cette assurance qui lui va si bien. Après tout, il a pas passé douze ans de sa vie à éviter ce passé sournois pour s'y replonger la tête la première aujourd'hui. Surtout que le timing est extrêmement mal choisi pour la branleuse.autre chose ? finit il par dire, comme pour conclure cette conversation qui pour lui ne mènera nulle part, malgré la détermination de la jolie Frankie, jamais Daniel ne prendra sa caisse pour se rendre sur la tombe maternelle.
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MessageSujet: Re: reproches et tournesols   Lun 30 Juil - 20:39

Elle n’a personne avec qui se disputer, Frankie, elle n’a personne sur qui hurler, avec qui se réconcilier, comme ça, avec un sourire un peu timide. Et elle le voudrait, pourtant, son cœur, il cris sa solitude, elle a toujours voulu une famille, une vraie, même si elle affirme le contraire. Et Daniel, il aurait pu être sa famille, elle aurait pu se disputer avec lui parce qu’elle avait pris le dernier yaourt, parce qu’il avait utiliser toute l’eau chaude. Mais il est parti, parti sans se retourner, sans penser à elle, à ce qu’elle pourrait penser, à ce qu’elle pourrait ressentir. Elle n’était qu’une toute petite fille, et elle a été abandonné par la seule personne qui pouvait l’empêcher de couler. Ils se sont tout les deux noyer, finalement, et Frankie, elle est bien décidée à le retrouver, ce frère naufragé, ce frère disparu. Alors, elle vient le voir, jusqu’à chez lui, intrusive comme jamais. Ces années de foyer lui ont bien appris quelque chose ; toujours se battre pour ce qu’elle veut, personne ne le fera pour elle, c’est comme ça que ça marche, la vie. Ce n’est pas comme dans les films ou dans les émissions télévisée. La vie n’est pas un conte de fée, elle l’a appris tôt. Trop tôt peut être, pour n’importe qui, et ça a forgé son caractère. Frankie, elle est pessimiste et fataliste, elle ne fait confiance à personne, elle est grande gueule et agressive, mais Frankie, c’est une battante, elle est courageuse et jamais elle ne flanche. Alors elle est là, fermement ancrée sur ses pieds, et elle le regarde, droit dans les yeux, les mêmes yeux que maman. Elle a le cœur au bord des lèvres, la gosse, mais elle ne laisse rien paraitre, plutôt crever. « Ouais, c’pas une question, en fait, Ducoup, l’non, tu t’le fous où tu veux, mais tu viens. » Elle fronce les sourcils, sa réponse ne lui plait pas, mais alors pas du tout. « Ouais, y’a autre chose. J’hallucine, tu te prends pour qui au juste ? P’tain si t’étais pas mon frère j’te frapperais. Ou alors je devrais de frapper, peut-être. Le lien du sang, ça ne signifie rien pour toi ? et maman, elle ne signifierait rien ? T’es même pas venue à l’enterrement, tu m’as laissé toute seule. On était moins de dix, et j’connaissais personne. Tu te rends compte ? » elle est là pour déballer son sac, finalement, la gamine, parce que ça fait douze ans qu’elle rumine.
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MessageSujet: Re: reproches et tournesols   Dim 12 Aoû - 16:13

Il la regarde, gamine qui flanche, sûre d'elle en façade mais qui brûle à l'intérieur. Lui, il balance son venin sans se soucier des dégâts qu'il pourrait bien causer. Il s'en balance. S'il l'a jeter hors de sa vie des années plus tôt, c'est pas pour la retrouver sur son pallier mais le message passe difficilement. Les insultes, les reproches bruts et acides qui viennent irrités son oreille et un peu son coeur même s'il ne l'admettra jamais. Parce que la jolie Frankie a toujours été dans un coin de sa tête. Lui qui pensait qu'elle aurait de belles chances de finir moins désaxés que lui comme elle a fréquenter la mère sur une plus courte durée. Visiblement, la vie l'a pas épargné pour autant. Au contraire. Leurs prunelles s'accrochent une seconde et Daniel ne manque pas de s'attarder sur la rancœur qu'il y perçoit. Bien. Tant mieux. Si elle le hait, ce sera plus simple de la sortir de sa vie une seconde fois. Les informations qu'elle livre et qu'il ne veut pas entendre. Pauvre folle. N'a t-elle réellement pas saisi qu'il n'en avait rien à foutre de l'autre. N'a t-elle pas compris qu'il n'était pas venu pour une raison. j'm'en bat les couilles de celle que t’appelle maman. Il hausse les épaules, pour lui, elle ne l'est plus depuis qu'il a atteint l'âge de six ans sans doutes. Peut être même qu'elle a osé lui voler son innocence avant ça. Rictus mauvais au bord des lèvres, le cœur à l'envers, celui qui fonctionne pas correctement parce qu'il sait pas. puis c'est d'sa faute à elle si y'avait personne d'toutes façons. J'y peux rien si personne l'aimait à part peut être toi. Et encore, c'est parce qu'elle a pas eu l'temps de te décevoir de trop nombreuses fois, elle a crevé de toutes ses merdes qu'elle prenait avant. Il croise les bras sur sa poitrine, sûr de lui avant de rétorquer une nouvelle fois, acerbe : alors non, j'viendrais pas avec toi. Parce que oui, rien est le mot juste, sa mère ne représente plus rien pour lui. Ou bien alors beaucoup trop mais il refuse de l'admettre, lui qui fuit son passé sans relâche. Celui qui vient tout juste de le rattraper à travers ce minois innocent. écoute Frankie, on s'connait pas alors on va pas faire semblant. il passe une main dans ses cheveux. C'est de sa faute à lui s'ils n'ont aucun liens. Il n'a pas voulu s'investir auprès d'la gamine. Juste parce qu'il savait que l'attachement l'aurait détruit. Comme il pourrit sa relation avec Venus aujourd'hui, même combat. Elle a raison dans l'fond Micah. Il choisi d'éloigner les gens.
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MessageSujet: Re: reproches et tournesols   Sam 25 Aoû - 20:44

C’est pas franchement comme dans ses rêves, à Frankie. Bien sûr, elle savait que ce serait dur, qu’il ne voudrait pas d’elle, qu’il faudrait se battre. Et pourtant, ses mots la touchent, bien plus qu’il ne le devrait. C’est quelqu’un de fort, forgée par le passé, par l’abandon, par la peur et l’inconnu. Et pourtant, alors qu’elle a tant enduré, face à lui, elle redevient cette petite fille terrorisée devant le cercueil de sa mère, qui ne cherchait que le réconfort de quelqu’un qui l’aimait. Mais lui ne l’aime pas, il lui fait bien comprendre. Alors ça fait mal, ouais. Mais elle ne le montre pas, la gosse. Elle est bornée, et plus il la repousse, plus elle le cherche. Non plus pour faire partie de sa vie, mais pour l’emmerder, pour qu’il ne l’oublie d’aucune façon, ce con. Elle sert la mâchoire, Frankie, elle le regarde, avec son regard éclair et ses yeux océans. Elle n’est pas contente, elle a envie d’hurler, de le frapper, de le mordre. Et pourtant, y’a un putain de sourire qui étire ses lèvres. « T’es vraiment trop con, ma parole, c’est peut-être de famille. Elle t’a fait du mal, alors quoi, t’as décidé d’être aussi con qu’elle, bravo, t’as réussi, tu m’as déçu comme elle t’a déçu, tu m’as abandonné comme elle t’a abandonné. C’est tout. » elle secoue la tête, Frankie, et passe une main devant sa frange, parce qu’elle ne voit plus rien – faut qu’elle aille chez le coiffeur, ou qu’elle coupe tout ça elle-même- « La différence entre elle et toi. C’est qu’aujourd’hui, elle peut plus se racheter. Toi, tu le peux, mais tu ne le veux pas. Finalement, t’es p’tetre pas mon frère. Ça m’fait honte d’être relié à un lâche comme toi. » elle secoue la tête. Elle a bien des défaut, Frankie, mais elle ne lâche rien. « Ouais, on se connait pas, j’vais t’apprendre une chose sur moi, mon cher frère. Je n’abandonne jamais. » qu’elle dit, les bras, déterminée. Rien de ce qu’il pourrait dire ou faire ne changerait quelque chose, de toute façon.
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MessageSujet: Re: reproches et tournesols   Jeu 30 Aoû - 15:01

Le rejet est fulgurant, oppressant. Il cherche pas particulièrement à faire mal. Ou peut être que si dans le fond, peut être qu'il veut blesser pour qu'elle oublie jusqu'à son existence, qu'elle le sorte définitivement de sa vie. Il pensait avoir tirer un grand coup avec toutes ses années de silence. Visiblement insuffisantes. Elle semble déterminée prête à mettre sa fierté de côté juste pour gagner une bataille. Autant qu'elle s'y fasse tout de suite, il a perdu trop de combat par le passé pour flancher devant elle aujourd'hui. Oh mais pour m'abandonner il aurait fallu qu'elle en ai quelque chose à foutre. Un rire jaune qui accompagne les paroles qui suivent : j't'ai pas abandonné, j'te dois rien, rien du tout. Et tu dois être vraiment seule si tu penses le contraire. Il pèse ses mots Daniel, aucun n'est dit au hasard ou pour le folklore, c'est un garçon réfléchi, intelligent. Lui qui n'a eu d'autre choix que de se construire seul. Sans doutes que la gamine aussi a du faire pas mal de trucs de son côté, ne comptant que sur elle. Seulement il n'en est pas responsable, c'est pas lui qui a fourré sa queue dans l'autre sans prendre ses précautions. Daniel sait d'avance qu'il ne sera jamais père de famille, il ne souhaite en aucun cas reproduire les erreurs qu'il a vécu. Puis franchement, mettre des rejetons au monde dans cette société, c'est foutrement égoïste et irresponsable d'après lui. Lui qui ne sait pas que ça a failli lui pendre au nez mais que Venus a pris ses dispositions avant que l'affaire ne dégénère. demi frère corrige t-il, comme si ça avait vraiment de l'importance. Il lève les yeux au ciel. tes attentes sont peut être trop grandes par rapport à la réalité. Il ne l'admettra pas mais ça le touche qu'elle soit là la branleuse, véritablement. Seulement, il ne montre rien. pourquoi t'es v'nu jusque là ? finit par dire, elle a du se donner du mal pour parvenir à le trouver. Pas qu'il ai chercher à se planquer ou à masquer ses traces mais il n'a pas non plus laissé de lettre...
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