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 l'univers de plùm bane.

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♛ celle qu'on appelle papa

pseudo : b_bulle (mel).
in town since : 27/10/2017
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MessageSujet: l'univers de plùm bane.   Lun 23 Juil - 11:31


—— way down we go ——
01. elle avait dix ans.
02. elle avait seize ans.
03. elle avait vingt-deux ans.

_________________
and then you were here even if i had a heart of a stone, you could make it bleed all on your own, you could break it but i hope you won't. i’d rather crash, i’d rather crawl than never have your love at all. with only bricks to break my fall, for you i’d risk it all.


Dernière édition par Plùm Bane le Lun 23 Juil - 11:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: l'univers de plùm bane.   Lun 23 Juil - 11:33

encore l'un de ces dîners mondains. encore une soirée à faire semblant. t'as beau être encore une gamine, tu vois bien que toutes ces courbettes sont fausses. ça rit à des blagues vaseuses, ça complimente sur des tenues toutes aussi laides les unes que les autres, ça parle fort, ça boit un peu trop. ennuyeux à mourir. les garçons sont sages, ça change de d'habitude. pas de chichis en public, c'est le mot d'ordre de chaque sorties. on le sait, sinon, ça finirait mal en rentrant à la maison. affalée sur ta chaise, personne ne prête attention à toi alors autant relâcher la pression un instant. ou pas. ta mère te fusille du regard, ton père tape du poing sur la table. tout le monde se redresse, tout le monde se tait. un échange de regard digne d'une joute médiévale s'installe entre vous. puis, au bout de quelques secondes, la soirée reprend son cours. tu vas t'en prendre plein la tronche en rentrant, tu le sais. tant pis. ton grand-frère glisse sa main dans la tienne, sous la table. il sait, lui aussi. le trajet retour, en voiture, a été des plus silencieux. les deux petits, se sont endormis et ton grand-frère ne lâche pas ta main. en arrivant à la maison, maman a emmener les petits se coucher. ton père se tenait devant l'escalier. toi, monte dans ta chambre, immédiatement. le ton de sa voix était froid et sans appel. le garçon a lâché ta main à contre cœur et tu l'as regardé monter les escaliers, la gorge nouée. ton père t'a entraîné dans le salon, assise à la table et a posé un bloc de papier et un stylo devant toi. tiens-toi droite plùm. oui chef. tu t'exécutes sans broncher. tu sais ce qu'il te reste à faire. t'as acquiescé. il était déjà bien trop tard, tu tombais de sommeil mais tu n'avais pas le choix. alors t'as pris le stylo dans ta petite main et t'as commencé à écrire. une ligne. deux lignes. dix lignes. vingt lignes. tu baillais en silence, sait-on jamais. il était assis à l'autre bout de la table et ne cessait de te fixer. je dois me tenir droite et ne pas poser mes coudes sur la table. cinquante lignes. cent lignes. c'est quand t'as commencé à ne plus rien y voir qu'il s'est levé et t'a porté jusqu'à ton lit. ton père, c'est pas un rigolo. il ne plaisante jamais. ton père, il est sérieusement dérangé, mais on ne lui dit pas, on ne sait pas ce qui pourrait arriver.

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MessageSujet: Re: l'univers de plùm bane.   Lun 23 Juil - 11:33

alors c'est ça que tu fais quand tu dis que tu vas prendre l'air ? tu sursautes et jettes ta cigarette. mais quel abruti celui-là. ton aîné éclate de rire et s’assoit à côté de toi. t'es vraiment trop con. c'était ma dernière en plus. tu le pousses légèrement à l'épaule. il valait mieux que ce soit lui plutôt que ton père, c'est certain. quoi que, franchement, tu t'en fichais royalement. ça lui aurait donné une raison de plus de se foutre de toi, de te dévaloriser et de te traiter d'erreur de la nature ou encore que tu devais avoir été échangée à l'hôpital ou d'autres horreurs de ce genre. ton frère fouille dans la poche de son pull et en sort un paquet de cigarettes. tu le regardes, les yeux écarquillés. t'es sérieux là ?! et tu m'l'avais même pas dit ?! il hausse les épaules. et toi, tu m'l'as dit ? tu soupires. touché. il t'en tend une et en installe une autre entre ses lippes. si, un jour, on t'avait dit que tu fumerais une clope tranquille avec ton frère, à l'autre bout de la ville, sur un banc caché de tous, tu n'y aurais pas cru. et vous avez parlé de vos techniques pour cacher la chose aux parents. vous avez bien rit, se foutant de la tronche de l'autre parce qu'il faut bien avouer que de se vider la bouteille de parfum sur la tronche pour camoufler l'odeur, c'était franchement n'importe quoi. et puis, vous êtes rentrés. tu t'es changée, histoire d'être plus à l'aise, et tu t'es installée dans le salon pour plancher sur tes devoirs. plùm ! t'as encore piqué mon pull ! merde mais tu peux pas prendre l'un des tiens nan ? tu dois en avoir un camion entier ! ton frère fait irruption dans le salon en criant comme un putois. toujours en train de râler celui-là. mais tu l'aimes plus que de raison. tu lui fais les yeux doux parce que tu sais qu'il va en avoir marre mais qu'il ne pourra pas te refuser quoi que ce soit. mais c'est justement parce que c'est le tien que je l'ai pris. et puis, t'façon, tu sais bien que j'préfère les tiens aux miens. ils sont plus grands et ils portent ton odeur. et puis, il traînait sur le canapé alors raison de plus, comme ça il est rangé ou tout comme. tes cils battent la mesure comme toutes ces cruches sans cervelles qui veulent obtenir l'impossible. il lève les yeux au ciel, excédé par ton attitude et tourne les talons en soupirant. et voilà, le tour est joué. et encore, c'était du rapide. des fois, ça peut durer des heures et, parfois même, vous en arrivez à vous taper dessus. oui, c'est vrai d'abord. mais bon, ces fois-là sont rares. plùm ! oups. ça, c'est ton père. tu penses qu'il s'est rendu compte de la supercherie que vous aviez mis en place avec tes petits frères. coller la chatière à la super glue, tu ne vois pas ce qu'il y a de si dérangeant en soit. cela dit, voir le chat se payer la porte aurait été d'une jouissance sans nom. il est complètement con ce chat de toute façon. vous n'aviez jamais vraiment eu un bon feeling tous les deux, c'est peut-être pour ça que tu t'évertues à t'acharner sur ce pauvre animal. la dernière fois, vous aviez mis du scotch sur ses coussinets. le fou rire monumental. mieux valait que tu te taises et que t'acceptes le jugement. de toute façon, quoi que tu dises, ce serait de ta faute puisque ses fils seraient incapables de faire une telle chose. d'habitude, c'est pourtant eux les cerveaux de l'équipe et c'est toi qui te fait engueuler. de toute façon, les conneries, tu n'as jamais vraiment su les faire sans eux. ils t'inspirent ces gamins. vos conneries, elles n'étaient jamais bien vilaines. elles faisaient rire ta mère en secret en général. ton paternel, lui, il t'engueulait tout le temps. comme si c'était toi qui avait toutes les idées et qui entraînait tes frères vers le côté obscur. et après, il s'étonne que tu t'éloignes de lui de jour en jour. tu veux bien être gentille, mais t'as tes limites. un rapport conflictuel entre deux fortes têtes, deux tempéraments de feu. forcément, ça fait des étincelles et ce n'est pas si compatible que cela. mais, à dire vrai, tu t'en moques royalement. advienne que pourra après tout.

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MessageSujet: Re: l'univers de plùm bane.   Lun 23 Juil - 11:34

bon, ça suffit, moi j'me tire. tu quittes la table en prenant un malin plaisir à te la jouer théâtral : jeté de serviette, lâché de fourchette, raclage de chaise sur le sol, la totale. plùm bane reviens ici tout de suite ! rien à foutre, tu récupères ton sac au passage et claques la porte d'entrée en partant. papa bane n'aura pas raison de toi cette fois-ci. tu n'en n'avais que faire. une fois de plus, des amis de la famille étaient venus manger à la maison. une fois de plus, tu t'es faite rabaissée. une fois de plus, il fallait que tu te la fermes et que tu hoches la tête. mais bien sûr, comme si t'allais te laisser marcher sur les pieds une fois de plus. et puis quoi encore ? tu veux bien être conciliante, tu as trop longtemps fermé ta gueule, maintenant, c'est bon, t'en as assez. t'auras beau faire tous les efforts du monde, tu ne seras jamais à la hauteur. les études, t'as abandonné. mauvaise idée. t'as été embauchée dans un garage. mauvaise idée. t'es pas à la hauteur de ton nom de famille à ce qu'il paraît. peu importe si ce que tu fais te plait, ce n'est pas au niveau. ton nom, aussi prestigieux soit-il, tu persiste à lui cracher dessus et ton paternel n’apprécie pas le moins du monde. t'as besoin d'air. tu retrouves ce banc qui t'est bien trop familier. tu jettes ton sac au sol et t'allumes une cigarette, tout droit sortie du paquet que tu viens de t'acheter. t'as essayé d'arrêter. aujourd'hui, t'as décidé de reprendre. plùm ? la petite tête de l'un de tes cadets fait irruption devant toi. pas question que tu jettes ta cigarette, pas cette fois, peu importe qui arrivera. qu'est-ce que tu fais là toi ? t'aurais pas dû partir, papa va pas apprécier tu sais. tu grimaces. c'est toi qui vas prendre mais ça, c'est pas grave. qu'il apprécie ou pas, c'est pas notre problème. et puis, c'est nous qui prendrons pour une fois, j'te l'promets. le second cadet a suivit le mouvement. ils sont dingues, vraiment. d'ailleurs, un de plus qui fume dans cette famille. il te taxe une clope comme ça, sans pression. tu secoues la tête et soupires. faut que j'me casse d'ici, que j'aille voir ailleurs, que je change d'horizon. j'ai fais mon temps ici. faut que j'me bouge les garçons, sincèrement. et avec tout ça, tu sais que tu ne pourras pas les prendre avec toi, et ça, ça te déchire le cœur. tu pourras jamais partir et les laisser derrière toi, comme ça, en un claquement de doigts. c'est pas possible, ce n'est pas envisageable. t'sais plùm, j'te connais trop bien pour savoir que tu ne quitteras pas mill valley. t'as pensé à tes potes ? à nous ? et puis t'sais bien que ça ferait trop plaisir à papa. il ne manquait plus que lui pour compléter le tableau. tu baisses les yeux parce que tu sais bien qu'il a raison. viens passer du temps à l'appart, le temps de te trouver ton propre chez toi. ça te fera du bien, tu pourras décompresser. t'as pas besoin de rester chez eux plus longtemps, t'es assez grande, t'as assez subi. et les garçons s'en sortiront très bien. au pire, c'est pas comme si j'avais pas de place à la maison. et là, t'entrevois une issue de secours, une échappatoire qui te fais du bien. le petit frère, du haut de ses dix-huit ans, prend place sur tes genoux, petit rituel que vous aviez tous les deux et qui a finit par rester malgré tout. le second, beaucoup moins propice aux effusions de sentiments, pose simplement sa main sur ton épaule. l'aîné, lui, s'installe à côté de toi, glisse sa main dans la tienne et toi, tu poses ta tête au creux de son cou. ta famille, c'est eux. ces trois garçons qui font battre ton cœur, qui sont capables de te faire passer du rire aux larmes en quelques secondes mais qui seront toujours là pour toi.

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