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 realey | here with you

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♛ la colocataire de jerry

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MessageSujet: realey | here with you   Lun 23 Avr - 0:37


h e r e  w i t h  y o u
reagan & harley

Harley éteignit la radio qui diffusait doucement dans la librairie. Le poste qui laissait habituellement s’échapper de mélodieux sons de musique classique avait été interrompu dans son chant par un énième flash info. Il en arrivait toutes les heures depuis qu’elle avait ouvert la librairie le matin-même. Le drame de la fête foraine avait eu lieu la veille et elle sentait l’anxiété la gagner. Aux dernières nouvelles elle ne connaissait personne qui a pu être blessé dans l’incident, sa famille allait bien. Pour l’heure, elle trouvait plus anxiogène qu’autre chose que le flash info interrompt l’ambiance tranquille de la librairie. En plissant légèrement les yeux, elle jeta un œil à la montre à son poignet. Sans s’attarder sur sa difficulté à lire les petits chiffres du cadran, elle jugea que le vide des lieux lui permettait de s’éclipser plus tôt pour sa pause de midi. En fait, elle allait même l’étendre et déborder.
L’autoroute qui mène jusqu’à San Francisco lui permis de rejoindre le centre de la Fog City en une demi-heure à peine. Ses lunettes de vue rageusement chaussées sur son nez, l’heure du déjeuner est entamée depuis peu de temps lorsqu’elle gare sa voiture sur une place libre. Ses sachets dans les bras, elle referma sa portière du talon et entama le bout de chemin qui la séparait des bureaux de Reagan. Elle entra dans les lieux sans sonner ni s’annoncer, petite étoile en terrain conquis. D’une traite elle se dirigea vers le bureau de sa jumelle et se glissa dans la pièce. Les lunettes de travers, le souffle légèrement saccadé, elle posa son butin sur le premier espace vide du bureau minutieusement rangé. « Si tu me réponds « du café » quand je te demanderais si tu as mangé, je t’étouffe avec le sandwich thaïlandais que je t’ai pris. » La jeune femme s’affala dans le fauteuil face au bureau de sa sœur en soupirant. D’un geste elle rangea sa paire de lunette dans la poche de sa veste et se cala confortablement. Son sourire doux-amer se dirigea vers sa jumelle.  « Tu vas bien ? » Petit rituel de politesse que leurs parents les ont obligé à entretenir. Pour les empêcher de s’enfermer dans leur monde à toutes les deux, de s’isoler du reste de la famille. L’obligation de se poser les questions à voix haute, même si, souvent elles ont déjà la réponse. En l’occurrence, Harley sait très bien que peu importe comment va sa sœur, elle finira par lui dire. « Tu as entendu ce qu’il s’est passé à la fête foraine de Mill Valley ? C’est affreux, hors de question de remonter dans une attraction après ça. »


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avec mes ongles cassés et pleins de terre et les bleus que tes gardes m'ont faits aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine
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♛ l'overbookée chronique

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MessageSujet: Re: realey | here with you   Lun 23 Avr - 1:34


h e r e  w i t h  y o u
reagan & harley

triste journée pour penser à préparer le plus beau jour de la vie de quelqu'un. ça tourne en boucle aux informations et toi, t'as pas pu faire autrement que de t'y attarder. l'incident qui a eu lieu à la fête foraine de mill valley est en première page des journaux. les médias s'en donnent à cœur joie. la télévision, la radio, la presse. tous sont sur le coup. une boule de chagrin qui s'forme dans ta gorge, poupée sensible qui n'arrive pas à faire autrement que de compatir aux malheurs des autres. toi, t'es en sécurité. tes proches aussi. tu n'as, à ta connaissance, aucun de tes contacts à ajouter à la liste des victimes. soulagement que d'apprendre que tout ton petit monde ne s'était pas écroulé. tu l'aurais mal vécu, déjà que ton existence n'est pas stable. alors tu as préféré te noyer dans le travail, comme bien trop souvent d'ailleurs. musique du monde en fond sonore, une playlist sélectionnée avec soin et qui ne sera pas entrecoupée de flashs infos qui n'auront pour effet que de te détruire le moral. déjà qu'tu bosses sur la préparation du mariage de ton ex petit-ami, aussi premier amour, avec qui tu as récemment passé une nuit des plus torride, il ne s'agirait pas de mettre encore plus le bazar dans ta caboche. t'as demandé à ce qu'on ne te dérange pas, t'as besoin de toute ta concentration parce que c'est un dossier bien trop difficile à gérer et que, malgré tout, tu ne veux laisser entre les mains de personne d'autre. ce mariage  t'a été confié et tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour qu'il se réalise. reste maintenant à te convaincre toi-même que tu es capable d'une telle chose. ça, c'est une autre histoire. sourcils froncés, tu mâchonnes le capuchon de ton stylo. y a quelque chose qui te chiffonne dans le budget et t'arrives pas à mettre le doigt sur le problème. t'as l'air plus énervée que concentrée, c'est une véritable catastrophe. et comme par magie, t'es sauvée par la porte de ton bureau qui s'ouvre aussi vite qu'elle se referme. on dirait quelqu'un qui cherche à se cacher de quelque chose, ou encore de quelqu'un. la silhouette fluette de ta jumelle, lunettes de traviole, t'arrache un sourire. sentiment de soulagement sincère, profond. tu rêvais d'une pause que tu te refusais pourtant de prendre. rapide coup d’œil sur ta montre. pause déjeuner, bien évidemment. sachets déposés sur ton bureau, prise de choix visiblement, tu t'laisses aller contre le dossier de ton fauteuil, comme si t'avais plus qu'à tout abandonner pour de bon. si tu me réponds « du café » quand je te demanderais si tu as mangé, je t’étouffe avec le sandwich thaïlandais que je t’ai pris. t'arques un sourcil, tu te renfrognes, comme si c'était pas dans tes habitudes. seulement voilà, s'il y a bien une personne que tu ne peux pas tromper, c'est elle. et pour sûr qu'elle te connait bien. y a qu'à regarder les trois gobelets de café alignés sur un coin de ton bureau. j'vois pas du tout de quoi tu parles. tu joues l'innocente tout en sachant pertinemment que tu ne l'es pas. la malice dans le sourire en coin que tu arbores et tes yeux qui pétillent. douceur retrouvée, envolée la prise de tête de ce foutu dossier. tu vas bien ? question d'politesse imposée par les années et l'éducation. tu t'contentes de hausser les épaules, soupir facile qui glisse entre tes lippes entrouvertes alors que tu t'redresses pour poser tes avants-bras sur ton bureau. ça m'prend la tête ce mariage mais que veux-tu ... parce qu'elle sait. elle est d'ailleurs la seule à être au courant de ta faute. qui d'autre pourrait protéger un tel secret. confidence que tu t'es empressée de lui avouer parce que tu n'aurais jamais pu garder ça pour toi toute seule. elle sait qu'il hante tes pensées jour et nuit et qu'cette partie de jambes en l'air n'a fait qu'aggraver la situation. et toi, tu vas bien ? douceur, protection. parce que si elle est la gardienne de ton faux pas, tu es la gardienne de jerry. lourde responsabilité que tu endosses pourtant sans broncher, parce que tu ferais absolument n'importe quoi pour elle. tu as entendu ce qu’il s’est passé à la fête foraine de mill valley ? c’est affreux, hors de question de remonter dans une attraction après ça. t'étouffes un rire léger bien que la situation ne s'y prête pas vraiment. c'est plus la peur engendrée par une telle nouvelle qui pourrait t'faire marrer. quoi que dans l'fond, elle dit vrai et tu ne pourras pas le nier bien longtemps. difficile de ne pas rater ça, c'est partout aux infos ... quelle misère ... un brin de souffrance partagée dans le son de ta voix. parce que quand t'as su, tu t'es passée tout un tas de scénarios jusqu'à savoir quel était le bon, jusqu'à ce que tu saches que tout l'monde allait bien. poupée qui n'a d'yeux que pour sa famille, ça t'a fait passer par des états impossibles. moi qui croyait que ce genre de choses ne pouvait se passer que dans les films, et ben j'crois que j'me suis sacrément plantée. t'ironises pour te détendre plus qu'autre chose. tu sais pourtant qu'c'est pas la première fois que ça arrive. ce qui surprend le plus, c'est que ça s'passe à deux pas de chez toi. c'est ce qui fait le plus réfléchir et c'est pour cette raison que tu rejoins bien rapidement le raisonnement de ta sœur. j'y penserai à deux fois la prochaine fois, ça c'est sûr. que tu conclus en retirant tes lunettes, prenant soin de les poser sur un coin encore disponible de ton bureau, avant de passer tes mains sur ton visage. on dirait qu'tu meurs de fatigue alors que la journée n'en n'est qu'à son mi-temps. ça promet pour la suite, y a pas à dire.

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