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 — beathing heart (w/plùm)

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♛ l'emmerdeur professionnel

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MessageSujet: — beathing heart (w/plùm)   Lun 27 Aoû - 6:11

Tes doigts, qui s’évertuent à caresser chaque parcelle dénudée de sa peau. Gestes lents, contrôlés. Doux. Douceur qu’on ne te connait pas habituellement, parce que non, ça ne te ressemble pas. Et pourtant, avec elle, c’est le cas. Quelqu’un de nouveau, que tu deviens, en sa compagnie. Sentiments qui se bouleversent, non seulement dans ta tête, mais aussi dans ton cœur. Sentiments nouveaux, qui t’effraient même. Toi qui clame haut et fort de n’avoir peur de rien. Mais de ça, tu as peur. Parce que ça s’éloigne clairement de tout ce que tu as connu jusqu’ici. Toi, qui avait déjà une idée toute fait de ce que c’était l’amour. Qui croyait d’ailleurs que c’était des foutaises. Et c’est que ce que tu disais à tous. Brandissant ton majeur quand on te disait que ça allait bel et bien t’arriver un jour.
Mais merde, c’était peut-être ça. Toi qui n’y connaissait rien, au final. Alors tu ne pouvais même pas en être certain à vrai dire. Tu ne faisais que formuler une hypothèse. Parce qu’il n’y avait que ça pour expliquer que ça t’avait pris si longtemps avant de comprendre. Parce que si ce n’était pas de l’amour, tu te ne serais probablement pas acharné à rester aveugle.
Pourtant, elle était là, devant toi.
Son regard, que tu captes à cet instant. Ce même regard dans lequel tu t’es si souvent perdu. Et y’a ce mince sourire qui se glisse sur tes lèvres. Ce sourire, un peu niais qu’on te connait bien. Parce que ça, ça te ressemble. Pourtant, tu chasses cette pensée, alors que tes lèvres viennent de nouveau capter les siennes. L’une de tes mains qui se pose contre sa joue. L’autre, qui se perd, au creux de son dos, pour rendre la proximité un peu plus réelle. Et tous ces gestes, sont, encore une fois, délicat. Parce que ça ne fait que quelques jours qu’elle va mieux. Et que tu ne veux pas la briser, à peine est-elle de retour sur pied.
Pui tu te recules, un peu. Pas beaucoup. Juste assez pour te permettre de la regarder. Ça aussi, tu ne t’en lasse pas, de la regarder. « T’es belle. » Ce n’est pas la première fois que tu lui dis. Et ce ne sera probablement pas la dernière. La jeune femme qui pourtant, t’as toujours semblé avoir du mal avec ces mots, pourtant si simple. Si vrai. Elle, qui ne se voit pas, de ton point de vue. Parce que c’est clair qu’elle a ce petit quelque chose à faire tourner des têtes. Puis tu te redresses. Tu bascules par-dessus elle. Le poids de ton corps, qui écrase le sien. Tes lèvres, qui effleures sa mâchoire. Avant de remonter lentement le long de son cou, jusqu’à son tympan. Et c’est là que tu murmures. Ces mots ravageurs. « J’t’aime. » Et l’pire, c’est qu’il n’y a pas la moindre hésitation. Non, c’est d’un naturel déconcertant. Toi maintenant immobile. Qui n’ose même pas affronter son regard à cet instant. Et au final, je ne sais pas trop si tu veux qu’elle dise quelque chose, ou si tu veux que cet aveu se perdre dans l’immensité de la pièce. Juste avant d’être oublié.  

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MessageSujet: Re: — beathing heart (w/plùm)   Mar 28 Aoû - 0:04


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la liberté tant convoitée. assez d'être l'éclopée du village, tu peux enfin retrouver ton autonomie. l'usage de tes deux jambes. bon, c'est encore un peu la galère, membre inférieur droit bloqué pendant trop longtemps dans l'plâtre. trois mois, c'est beaucoup trop long. une éternité même. pour toi, l'hyperactive d'service, c'était l'enfer sur terre. gamine plus imbuvable qu'à l'accoutumée. si, c'est possible, y a qu'à d'mander à tes frangins, ils ont été témoins. et pas qu'eux d'ailleurs. la liste serait beaucoup trop longue, faut bien avouer. toujours est-il qu'maintenant, y a plus rien qui t'entrave et qu'ça fait un bien fou. les frissons qui parcourent ta peau nue. ça aussi, ça t'fait un bien fou. l'appel de la chair, cris du cœur et de l'âme bien trop violents. l'moment de douceur après l'feu ardent d'deux corps qui se sont manqués. sentiment d'sérénité qui pourrait durer des heures durant. et pourtant. t’es belle. tu n'réponds pas, tu t'contentes d'sourire. un peu trop faiblement, un peu trop naïvement. parce que t'as encore et toujours du mal à accepter les compliments. ça t'chamboule tout à l'intérieur d'la caboche et tu trouves ça encore très désagréable. même si ses mots sonnent pourtant comme une mélodie caressant tes tympans. remarque, y a du progrès, tu n'lèves plus les yeux au ciel, c'est déjà assez. un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité. y en a un qu'a sorti c'te phrase à la con. ça pourrait surement s'appliquer à toi si on s'penche sur tes améliorations notables en matière d'relation amoureuse. et puis, tu finis par t'sentir oppressée par son corps sur l'tien. rien d'bien gênant en soi, une oppression délicieuse à n'en pas douter un seul instant même. tes mains qui s'baladent sur son dos alors qu'y a ses lippes qui dansent sur ta peau. cette envie d'folie des grandeur, d'y rev'nir une fois d'plus et d'goûter encore aux plaisirs charnels les plus déplacés qui soient. et pourtant. j't'aime. l'palpitant qui manque au moins trois battements, l'temps qui s'arrête. pause. t'oses même pas bouger, t'oses même plus respirer. t'as très bien entendu, comment t'aurais pu n'pas comprendre alors qu'il t'a murmuré ça au creux d'l'oreille. trois mots, sept lettres. putain d'merde. c'pas la catastrophe, non, loin d'là. enfin si, p'tre bien qu'ça l'est au final parce que tu n'sentirais pas c'vent d'panique gronder en toi. pourtant, ça n'devrait pas être si compliqué qu'ça d'lui répondre la même chose. ouais mais non, ça, c'est juste pas possible. pas maintenant, pas comme ça. ou alors p'tre bien qu'si, c'est justement l'bon moment. et voilà, c'est parti, tu t'rends chèvre à t'poser des tonnes de questions toutes aussi contradictoires les unes que les autres. panique à bord. et là, tu t'dis qu'tu voudrais appeler gabriel. parce que t'as b'soin d'ton meilleur ami, là, maintenant, tout d'suite. mais putain qu'ce serait déplacé. surtout qu'ils s'sont foutus sur la gueule y a pas si longtemps qu'ça. et puis d'abord, c'est quoi c'délire d'penser à ton meilleur ami alors qu'y a ton mec qui vient d'te susurrer les trois mots les plus importants d'toute une vie. mais qu'est-ce qui cloche chez toi ? et là, t'es à deux doigts d'maudire ton nom d'famille et d'avoir envie d'te réfugier chez l'gamin bane, c'lui qui pourra sans aucun doute s'foutre de ta gueule et t'rappeler qui tu es. ouais mais justement, est-ce que t'aurais pas fini par changer, toi aussi ? ou alors il s'rait p'tre temps qu'tu l'fasses. silence interminable. faut qu'tu dises un truc, genre n'importe quoi mais qu'tu l'laisses pas en plan comme ça, c'pas correct. j'ai faim. t'as pas faim toi ? remarque, ça, c'pas plus correct que d'rester muette. mais qu'elle idiote tu fais. et puis, l'pire c'est qu'tu t'enfonces un peu plus. poupée au bord d'la crise cardiaque. genre un burger. oh non j'sais, un triple burger, dégoulinant d'fromage. ça y est, j'ai la dalle. t'sûr t'as pas faim ? bien joué bane, bien joué. on d'vrait te décerner un prix spécial, un truc rien qu'pour toi, pour la réaction la plus débile et insensée d'toute l'histoire. pauvre tâche.

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MessageSujet: Re: — beathing heart (w/plùm)   Ven 7 Sep - 21:50

Les mots difficiles, ceux que tu ne pensais d’ailleurs jamais dire à voix haute. Parce qu’au final toi, tu pensais que c’était de la foutaise, l’amour. Alors comment expliquer qu’un jour, tu ressentirais ce besoin de prononcer ces mots, pourtant tout simple ? Après tout, tu n’y croyais pas et ton idée sur le sujet te semblait être faite depuis bien longtemps. Alors qu’est-ce qui était différent dans cette situation ? Et le pire, c’Est que la réponse était probablement tout. Depuis qu’elle s’était taillée une place dans ta vie. Elle. Parce que oui, t’avais fini par l’apprivoiser, et oui, par en tomber amoureux. Un peu malgré toi d’ailleurs, sans que rien ne soit calculé, encore moins prévu. Mais il faut le dire, la jeune femme, elle avait toujours été différente en tout point de celles que tu avais connu auparavant. Et c’était peut-être justement pour ça que ces mots avaient réussi à franchir la barrière de tes lèvres à cet instant précis. Autrement, tu ne trouvais pas vraiment d’autres explications.
Et pourtant, tu n’étais pas sûr de toi. Faut dire que tout ça, ça n’en restait pas moins nouveau. Et oui, l’inconnu te faisait peur. Si bien que tu en venais presque à te dire que tu n’aurais peut-être pas dû le dire. Déjà le penser, c’était un pas de géant. Mais peut-être bien que justement le dire à voix haute c’était trop. Mais trop quoi ? Réel ? Parce qu’après tout, sur ça tu n’avais plus vraiment de doute non plus. Non, en fait le véritable problème c’est que ça te rendait trop vulnérable. Et c’est ça qui te dérangeait au final.
Puis le silence qui pèse. Qui vient en quelque sorte alourdir l’atmosphère. Tes lèvres qui s’éloignent doucement de son oreille, tes yeux qui finissent par revenir s’accrocher aux siens. Et t’arrives bien à le voir, ce vent de panique qui semble l’habiter. Princesse, devenue muette, et certainement pas pour rien. L’impression d’avoir merdé, et pas qu’un peu. Ouais, cette fois t’aurais vraiment mieux fait de te la fermer Grayson. Puis le silence qui finit par devenir une éternité. Si bien que toi, tu te dis que ce serait peut-être le bon moment de dire une connerie. Mais t’es là, muet toi aussi. Comme si t’étais là à espérer qu’elle te dise la même chose. Ouais, c’est beau rêver. « j'ai faim. t'as pas faim toi ? » Tu déglutis difficilement. Ta gorge qui devient sèche d’un seul coup. Parce que clairement, tu t’attendais à tout, sauf à ça. Et tu te doutais bien qu’elle finirait par te faire redescendre sur terre. Seulement voilà, tu ne t’imaginais pas que ce serait encore plus bas que ça. Ta carcasse, que tu laisses tomber sur le matelas, juste à côté d’elle. Avant de lui lancer : « Euh ouais, pourquoi pas… » Mais clairement, t’as pas l’air convaincu. Pas du tout même. Tes pensées qui sont complètement ailleurs de tout façon. « genre un burger. oh non j'sais, un triple burger, dégoulinant d'fromage. ça y est, j'ai la dalle. t'sûr t'as pas faim ? » tes lèvres qui se pincent à cet instant. Ton estomac qui se noue. Ouais non, toi qui a presque toujours faim, à cet instant, tu n’as pas du tout faim. Probablement parce que tu n’as pas vraiment la tête à penser à ça maintenant. Et clairement, tu ne sais pas comment elle fait.  « Non en fait, j’ai pas faim du tout. » Que tu avoues, d’une voix faible. Avant de te relever. Sans la regarder. Parce qu’au final, tu n’oses même pas affronter son regard. De peur d’y lire quelque chose dont tu ne veux pas avoir conscience. Comme son indifférence par exemple. « Mais vas-y toi, te gênes pas. J’imagine que j’vais t’attendre ici. » Clairement pas la bonne chose à dire. Mais tu ne prends pas le temps de réfléchir, de toute façon, tu sais bien qu’il t’est impossible de le faire correctement. Du moins, pas dans cette situation. « Si t’as l’intention de revenir. » Ouais, parce qu’au final, elle pourrait très bien avoir envie de retourner chez elle après. Et clairement, tu serais mal placée pour tenter de l’en empêcher.

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